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QuêteDÉternité

Quête d'éternité (Filles de lune #4)  - Elisabeth Tremblay

Relecture presque finie, je vais pouvoir lire le dernier tome.

 

 

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16/06/2012

Bon, l'été a fait son apparition dans nos lointaine contrées!

Et j'ai perdu le contrôle de ma PAL alors que je n'achète pas de livres.

Cherchez l'erreur... :D

 

 

 

 

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21/03/2012 : 180 livres

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Littérature contemporaine

Lundi 30 août 1 30 /08 /Août 15:17

LHéritièreDeSalem

 

Megan Freeman ignore tout de l'inconnu qui se trouve devant chez elle. En une seule soirée, elle apprendra qu'elle a été adoptée à la naissance et que ses ancêtres sont issus d'une lignée de sorcières. Elle s'envole alors vers Salem pour la lecture d'un testament dont les exigences sont toutes liées à une seule. Pour s'en prévaloir, elle doit habiter la demeure de sa grand-mère pendant un an, sinon elle perd tout...

 

 

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Cela fait quelques temps que j’avais ce roman dans ma PAL et l’envie m’a prise de l’en sortir, et de le lire, of course.

 

Je vous ai sûrement déjà dit que les histoires de sorcellerie m’intéressaient. Bien sûr, mes envies de lecture étant ce qu’elles sont, j’ai dans ma PAL plusieurs livres qui traitent de ce thème, qui attendent sagement que leur temps arrive. Il faut croire que le temps de L’Héritière de Salem était arrivé…

 

Ce roman nous narre comment Megan, une jeune femme fragile, un peu anxieuse de nature, assez peu hardie, même, on peut dire, découvre que toute la vie qu’elle s’est construite au prix de nombreuses batailles avec et contre elle-même repose sur un mensonge. Elle n’est pas la fille de ses parents. Ceux-ci sont en fait ses parents adoptifs. Ses parents biologiques sont morts à sa naissance.

 

Mais ce n’est pas tout. Alors que son monde vient de s’effondrer, Megan apprend qu’elle vient, par sa mère, d’une lignée de sorcière, ou du moins de femmes considérées comme telles, établies depuis toujours à Salem. L’attitude des habitants de Salem avait, en son temps, poussé sa mère à quitter la ville qui avait abrité sa famille depuis toujours pour trouver refuge au Québec. C’est à Drummondville que vit maintenant Megan, ignorante de tout ce qu’elle est et de tout ce qui constitue son histoire.

 

Ces nouvelles, c’est un notaire qui les lui apprend. Sa grand-mère maternelle vient de mourir et Megan est la seule bénéficiaire de tous ses biens. Une maison à Salem, une fortune en argent et une société de produits pharmaceutiques naturels. La seule condition pour que Megan puisse recevoir son héritage est de passer au moins un an à Salem. 365 jours consécutifs. Sans repartir chez elle.

 

Après bien des questionnements et bien des doutes, Megan doit se rendre à l’évidence. Elle ira s’installer à Salem…

 

Là-bas, l’accueil qu’on lui réserve est loin d’être chaleureux. Les habitants se méfient des sorcières, et ils lui font bien comprendre qu’elle vient d’une famille maudite. Mais Megan n’en a cure. Elle les bravera et restera à Salem envers et contre tous. Elle a tout de même des amis, dans la ville. Le notaire, tout d’abord, qui a bien connu sa grand-mère et qui ne partage pas l’aversion de toute la population envers la famille de Megan. Et puis, il y a Sean. Son voisin, professeur d’histoire, passionné par ces femmes qui ont été accusées de sorcières il y a bien des siècles de cela…

 

À mesure que Megan explore la maison et la vie de sa grand-mère, elle découvre une femme qui est bien loin d’être celle qu’on lui reproche d’être… Fine connaisseuse des plantes et de leurs vertus, c’est à base de tisanes et de décoctions de la grand-mère de Megan soignait la nuit ceux qui la snobaient le jour… une sorcière d’un tout autre genre qui n’use ni de magie noire, ni de poupée vaudou, mais qui se contente d’exploiter la nature et ses bienfaits pour soulager les bobos du quotidien…

 

C’est ainsi que Megan prend petit à petit possession de son nouvel univers, de sa nouvelle vie. Jusqu’à ce que…

 

Et je m’arrêterais là dans le résumé.

 

L’héritière de Salem, premier tome d’une série dont je ne connais pas le nombre final de volumes, mais qui en compte à l’heure actuelle trois, est un roman prenant, dans lequel on se laisse facilement emporter. J’ai aimé découvrir avec Megan l’histoire de sa famille et découvrir les secrets cachés de la vieille demeure. J’ai aimé voir l’évolution de Megan. Au début du roman, c’est une personne craintive, anxieuse et angoissée, qui se sent facilement déboussolée. Sa vie a été plus que protégée jusqu’à présent, mais c’est seule qu’elle fera face, la tête haut et le regard fier, au mépris et à l’hostilité des gens. Elle fait preuve en cela d’un grand courage, que l’on ne peut mesurer que si l’on connaît sa peur du monde extérieur.

 

Et j’ai aimé cette vision qu’a l’auteur des sorcières de Salem, de leur « pouvoirs ». J’ai aimé découvrir ce monde nouveau et très intéressant des plantes et de leurs vertus. J’ai aimé la bonté et la générosité de la grand-mère de Megan, qui ne refusait de soigner personne, malgré l’animosité dont la plupart des gens faisait preuve à son égard.

 

En un mot comme en cent, chers lecteurs, c’est un livre que j’ai lu avec plaisir et dont je lirais très certainement la suite !

 

 

LHéritièreDeSalem

 

(Titre original) L’Héritière de Salem

Caroline Barré

Par Pimpi - Publié dans : Littérature contemporaine
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Samedi 24 juillet 6 24 /07 /Juil 21:50

LEnfantDeTousLesSilences.jpg

 

 

C’est par une nuit de tempête de neige effroyable que le docteur David Henry accouche sa femme Norah. D’abord un garçon, en parfaite santé, puis une fille, visiblement atteinte du syndrome de Down. En un instant, David prend une décision qui va changer sa vie à jamais. Il confie la petite fille à Caroline, son infirmière, qui doit la mener dans une institution spécialisée, et annonce à Norah que le bébé est mort. Mais Caroline choisit de sauver la petite et de l’élever comme son propre enfant... 

 

 

 

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Mon séjour en France aura été marqué par des emprunts car après celui que j’ai emprunté à ma sœur, voici que L’Enfant de tous les silences m’a été prêté par ma mère. Et c’est un roman tellement prenant que le seul vol de retour a suffi pour que je le dévore d’une traite. Sans même dormir.

 

Ce roman, c’est une grande saga familiale. La saga d’une famille que les secrets, les non-dits, les mensonges, ont détruite. Un couple qui s’aimait mais dont les deux partenaires ont fini par se considérer comme des étrangers, chacun enfermé dans sa souffrance, dans ses secrets, dans toutes ces choses que l’on tait par peur de faire du mal et qui finalement en font bien plus que si elles étaient dites.

 

Tout a commencé par une nuit d’hiver, sous la neige, dans les années 1960. Norah sent son accouchement arriver. Mais voilà, lorsque son mari, lui-même médecin, arrive avec elle à la clinique, ils apprennent que l’obstétricien n’a pas pu venir jusqu’à la clinique. C’est donc avec l’infirmière pour seule aide que David devra lui-même faire naître son bébé. L’accouchement se passe très bien, un petit garçon, Paul, nait. Mais voilà, il n’était pas tout seul et après lui, arrive une petite fille. Atteinte de trisomie 21. Ce que David remarque tout de suite, à quelques détails qui, pour son œil exercé, ne peuvent pas avoir une autre signification. Impulsivement, il ordonne doucement à l’infirmière de placer l’enfant dans un institut et annonce à sa femme que leur second bébé, une petite fille, est morte-née… cet acte impulsif, qui avait pour motivation de ne pas faire souffrir sa femme, va changer sa vie, celle de sa femme, et celle de l’infirmière, à tout jamais. Car Caroline, l’infirmière, ne peut pas se résoudre à laisser la petite dans cet institut malsain. Elle choisit donc la seule autre option qui s’offre à elle et disparaît avec la petite…

 

Cette saga familiale, comme je le disais, parle des mensonges, des petites trahisons qui deviennent de grandes trahisons. Mais elle parle aussi d’amour. De l’amour d’une mère pour ses enfants, même atteints d’un handicap aussi grave. Et du combat d’une mère pour que sa fille puisse suivre une scolarité normale, pour qu’elle ait droit aux mêmes chances que les autres, pour qu’elle puisse vivre et aimer, travailler et faire ses choix en adulte, même si ce n’est pas facile. C’est un livre poignant, mais qui reste en même temps plein de vérités. Un roman qui prend au cœur et qu’on ne peut pas lâcher avant d’en avoir tourné la dernière page. C’est un roman que je n’aurais sûrement jamais lu si ma mère ne me l’avait pas conseillé, m’assurant qu’elle avait beaucoup aimé. Mais un roman qui, s’il diffère beaucoup de mes lectures habituelles, ne m’en a pas moins beaucoup plu. Un roman que je recommanderai à toutes celles et à tous ceux qui aiment les sagas familiales…

 

 

 

LEnfantDeTousLesSilences(Titre original) The Memory Keeper’s Daughter

(Traduction) L’enfant de tous les silences

Kim Edwards

Par Pimpi - Publié dans : Littérature contemporaine
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Lundi 17 mai 1 17 /05 /Mai 20:13

QuandSouffleLeVentDuNord.jpg


En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s excuse, et, peu à peu, un dialogue s engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre... De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d un chagrin d amour. Un jour, pourtant enfin ! , ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler...

 

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Les billets sur Quand souffle le vent du nord, de Daniel Glattauer, fleurissent depuis quelques temps sur la blogosphère, chers lecteurs, et une fois n’est pas coutume, je me joins à la vague pour parler à mon tour de ce roman, que Fashion, dans sa grande mansuétude et parce qu’elle a beaucoup aimé, a transformé en livre voyageur pour que nous autres bloggeuses québécoises puissions également découvrir le talent de M. Glattauer.

 

Alors, vous demandez-vous… vais-je me joindre au concert de louange qu’on lit partout ou vais-je jouer ma rabat-joie et dire que je n’ai pas aimé ? Je ne vous ferais pas languir plus longtemps. J’ai frôlé le coup de cœur avec ce roman, chers lecteurs !

 

L’histoire en deux mots : Emmi envoie un courriel à un magazine pour résilier son abonnement et, sans réponse des services concernés, envoie un dernier mail bien senti, dans lequel elle exprime en termes clairs ce qu’elle pense du comportement du magazine. Son message, cette fois, ne reste pas sans réponse, mais il est loin de contenir ce qu’elle attendait : c’est un certain Léo Leike qui lui répond, l’informant qu’elle s’est trompée d’adresse électronique. S’ensuit alors un échange entre Léo et Emmi, tout d’abord chaotique et marqué par une certaine agressivité, mêlée d’ironie et de sarcasme alors que Léo et Emmi se confrontent et se découvrent. Mais rapidement, le ton des messages change et passe à une relation d’amitié, qui elle-même devient rapidement un sentiment plus fort, plus urgent, plus profond. Tout au long de leur correspondance, Emmi et Léo se découvriront sans jamais se voir vraiment. Leurs échanges se feront plus pressants, plus intimes, sans se départir toutefois d’une certaine ironie… jusqu’à ce qu’un événement viennent changer la donne.

 

Dynamique, sans aucun temps mort, ce roman emporte son lecteur dans un tourbillon de messages qui veulent dire et taire tellement de choses en même temps. J’ai été prise dans l’histoire, emportée, comme les autres, par la correspondance entre Emmi et Léo, je ne voyais pas le temps passer, tout ce que je voulais, c’était lire la suite, découvrir comment ils allaient s’en sortir, comment leur relation allait évoluer, savoir s’ils allaient finalement se rencontrer. Je lisais avec une avidité qui traduisait assez combien je me sentais proche de ces deux personnages, même si je n’ai jamais été dans leur situation. Jusqu’à ce retournement de situation, qui m’a laissée stupéfaite… et cette fin, qui m’a fait hurler de frustration… comment peut-il nous faire ça ? N’importe quoi, mais pas ça ! C’est trop… abrupt ! C’est pas une vraie fin, ça ! M. Glattauer, veuillez immédiatement reprendre votre livre et me changer cette fin que je ne saurais lire !

 

En bref, donc, malgré une fin qui n’en est pas une, frustrante, qui plus est, c’est un roman que j’ai adoré, chers lecteurs. Il est bien écrit (et bien traduit). C’est un roman que je vais vouloir absolument dans ma bibliothèque maintenant. Et que je vais vouloir faire lire à tout le monde aussi !

 

Je remercie de tout cœur Fashion pour l’envoi !!!

 

(Titre original) Gut Gegen Nordwind

(Traduction) Quand souffle le vent du nord

Daniel Glattauer


Par Pimpi - Publié dans : Littérature contemporaine
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Mardi 23 mars 2 23 /03 /Mars 19:07

SixtMillionFrenchmen.jpg


Enfin un nouveau regard sur un pays que personne ne semble comprendre…

Les Français fument, boivent et ingèrent plus de gras que n’importe qui au monde, et pourtant, ils vivent plus longtemps et ont moins de problèmes cardiaques que les Américains. Ils prennent plus de sept semaines de congés payés par an et pourtant, ils ont le taux de productivité le plus élevé. De loin, la France moderne est une énigme. Mais si on y regarde de plus près, tout s’explique. Sixty Million French Can’t Be Wrong montre comment les pièces du puzzle s’emboîtent les unes dans les autres.

Décryptant les idées des Français sur des sujets tels que la terre, la nourriture, la vie privée et la langue, les auteurs décrivent la société française, de la centralisation et du code Napoléon jusqu’à la formation de l’élite, et même jusqu’aux manifestations, et nous offrent par la même occasion et pour la première fois, une peinture claire de la France et des Français.

 

(traduction personnelle de la quatrième de couverture)

 

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Je n’ai pas l’habitude de lire des essais de ce genre. Ça m’est déjà arrivé, avant l’ère de ce blog, mais ce n’est pas une habitude. C’est pourquoi je ne sais trop comment vous parler de cet ouvrage, si ce n’est en vous disant que je l’ai trouvé très intéressant !

 

Les auteurs sont deux journalistes canadiens. Lui est Québécois, elle est Ontarienne. Venu en France à l’origine pour étudier le rapport de notre pays à la mondialisation, ils ont décidés plutôt de rédiger un essai décryptant les mystères (que je ne savais pas si nombreux) de la France et des Français. Pendant deux ans et demi, ils ont observé, noté, décrypté ce qui se présentait sous leur yeux et nous offrent dans cet essai le résultat de leur étude.

 

Au travers de l’histoire proche, notamment la seconde guerre mondiale, ses suites et la guerre d’Algérie, au travers du quotidien et de ce qu’ils ont compris du système scolaire, politique, syndicaliste, ils expliquent notre comportement (du moins ce qui étonne les Américains du Nord dans notre comportement).

 

Comme je vous le disais, c’est un texte que j’ai trouvé intéressant. Étant expatriée, je n’ai plus tout à fait le même regard sur mon pays natal et quand mon amie Marion m’a proposé de me prêter ce livre, un jour où on discutait des différences architecturales entre la France et le Québec, je me suis dit que ce serait intéressant de lire le point de vue de Canadiens sur nous. Ça oblige à voir les choses d’un œil extérieur. Les auteurs n’avaient pas la volonté, dans ce livre, de dire que la France, c’est mieux que l’Amérique, ni même l’inverse, mais juste de mettre au clair les différences de points de vue, d’histoire, de langue, de vie. Il n’y a donc aucun parti pris pour l’une ou l’autre culture, mais juste un exposé des points de civilisation qui peuvent surprendre, suivi d’une tentative d’explication du pourquoi du comment. Et j’avoue que j’ai souvent été d’accord avec eux, même si quelques affirmations me titillaient un peu et venaient chercher mon sentiment patriote. J’ai même appris des choses, pour vous dire… À noter tout de même, le livre ayant été publié en 2003, certaines choses ont changé depuis lors. Certains propos ne sont donc plus tout à fait vrais !

 

En bref, donc, chers lecteurs, une lecture des plus intéressantes !! À recommander aux amateurs ! Et merci Marion, pour le prêt !

 

SixtMillionFrenchmen(Titre original) Sixty Million Frenchmen Can’t Be Wrong

(Traduction) Pas si fous, ces français

Jean-Benoît Nadeau et Julie Barlow

4 /5

Par Pimpi - Publié dans : Littérature contemporaine
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Lundi 22 février 1 22 /02 /Fév 21:22

LeMuséeDesIntrouvables


Un beau matin, les libraires de la ville reçoivent dix romans, publiés chez autant d'éditeurs, mais ayant le même titre, Notre pain quotidien. Qu'ils soient tous signés des initiales F.S. et que l'ensemble paraisse construire une seule et vaste fresque romanesque, passe toujours, mais que deux des éditeurs soient assassinés enfume la rentrée littéraire dans le brouillard.

L'enquête est confiée au lieutenant Lemaître, lecteur érudit et grand praticien du subjonctif. On apprendra aussi à connaître Clotilde, brillante étudiante en Lettres, qui s'est mise en devoir de mettre un visage sur les énigmatiques initiales, le malheureux Flemmar Lheureux, existentiel errant, ex-professeur raté devenu libraire non moins minable, et son employeur, Edouard Masson, le mercantile et véreux propriétaire de la librairie du même nom.

Dans les tourbillons drôlatiques de cette intrigue littéraire se côtoieront les lévitations d'un vieil alcoolo, le premier émoi amoureux d'un garçon de dix ans, le coma d'une centenaire qui a connu Marcel Proust, autant d'universitaires que de clochards... et une bibliothèque fantôme qui excite toutes les convoitises.
Un roman policier au rythme bondissant et à la prose alerte, mais également un livre à la gloire d'une certaine littérature disparue.

 

 

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Truculent, drôlatique, enlevant… ce roman est tout simplement une merveille ! Il faut absolument le lire, chers lecteurs ! Enfin, si vous le trouvez, parce que personnellement, je le cherche encore… Parce que c’est grâce à Karine, qui m’a gentiment prêté son exemplaire, que j’ai pu lire ce roman québécois qui ravira absolument tous les amateurs de belles phrases.

 

Dans un style enlevé, avec un art consommé de la rédaction, une maîtrise de la langue et de ses subtilités qui ferait rêver plus d’un auteur, Fabien Ménar nous conte les aventures du Lieutenant Lemaître, qui se voit confier la difficile tâche d’élucider le meurtre de plusieurs libraires. L’enquête qu’il va mener sera parsemées de subjonctifs et de fiches de lectures (car notre inspecteur est amateur des belles lettres et croit fermement qu’une bonne connaissance de la littérature permet de résoudre tous les mystères de la vie… c’est ainsi que toutes les semaines, il demande à ses inspecteurs de lire des romans et d’en fait des dissertations…), mais aussi de rencontres pour le moins étonnantes. De fantômes en clochard en lévitation, notre inspecteur devra démêler les fils d’une enquête des plus originale et qui ne manquera de vous emporter dans son tourbillon. Sans oublier le livre, au cœur de l’enquête… un roman en 10 tomes que l’on dit de la même portée que La Recherche du temps perdu de Proust, dont 10 éditeurs ont reçu chacun un time. L’auteur reste toutefois mystérieux et nombreux sont ceux qui aimeraient bien lui mettre la main dessus !

 

Je préfère ne pas trop vous en dire, chers lecteurs, car je pense sincèrement que la surprise dans ce cas est plus belle si on ne sait rien ! Sachez que j’ai dévoré ce roman et que j’aimerais bien l’avoir dans ma bibliothèque. Un roman à savourer ou à dévorer, au choix… mais à lire, assurément !

 

(Titre original) Le Musée des Introuvables

Fabien Mémar

4.5 /5

 

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Merci Karine, de m’avoir prêté ce livre !!!

Par Pimpi - Publié dans : Littérature contemporaine
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