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A Dance with Dragons (A Song of Ice and Fire #5) - G.R.R. Martin

Fini.

 

 

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24/05/2012

Bien. Un billet lecture.

Si si.

Bon, n'en attendez pas un autre trop rapidement non plus hein. Faudrait pas que je reprenne trop vite non plus, qui sait, je pourrais y prendre goût! :)

Vous m'avez manqués!

 

 

 

 

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Mercredi 3 décembre 2008 3 03 /12 /Déc /2008 00:40

Il s’agit dans ce roman de l’histoire de deux femmes dans les années 1980 : Mrs Threadgoode, qui raconte sa vie à Evelyn, qui vit actuellement une crise de la cinquantaine particulièrement difficile. L’histoire qu’elle raconte parle également de deux femmes : Idgie et Ruth qui, dans les années 30, tenaient un café à Whistle Stop, en Alabama, un café qui propose des grillades, un excellent café mais aussi de l’amour et des rires, de toutes sortes… et même un petit meurtre, à l’occasion !

(traduction libre de la présentation de l'éditeur) 


Ce roman, chers lecteurs, je l’ai adoré (encore un, oui, je sais, ça devient répétitif, mais que voulez-vous, quand on aime, on ne compte pas – et cette fois-ci, une traduction existe ! Voyez un peu quelle chance vous avez !). Pourtant, je dois bien l’avouer, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire au début. En effet, la narration fait beaucoup de va-et-vient (en fait, elle ne fait que ça) entre le passé et le présent. Le passé, c’est dans les années 1930-1940, dans un petit village de l’Alabama, Whistle Stop. Le présent, c’est une maison de retraite. Le présent, c’est Mrs Threadgoode et Evelyn Couch. Le passé, c’est Idgie et Ruth, notamment, mais aussi les habitants du village de Whistle Stop, qu’ils soient blancs ou noirs, jeunes ou moins jeunes.

 

Evelyn Couch et son mari, Ed, viennent tous les dimanches rendre visite à la mère de ce dernier à la maison de retraite de Rose Terrace. Là, Evelyn fait la connaissance de Ninny Threadgoode, une vieille dame de 86 ans pétillante et pleine de vie. Rapidement, Ninny commence à lui raconter sa vie quelques 40 ans auparavant dans le petit village de Whistle Stop. Petit à petit, Evelyn se prend d’affection pour Ninny et attend ces rencontres avec impatience, avide, à l’image du lecteur, d’en savoir un peu plus sur les habitants de ce petit village. Elle qui se déteste, elle va apprendre au contact de Ninny à s’aimer. Pour elle, comme pour le lecteur, la vie ne sera plus jamais la même.

 

Ce roman est construit sur un mode de narration multiple, chers lecteurs, ce qui peut être un peu perturbant au début (en tout cas, ce fut le cas pour moi), mais qui confère à la narration une richesse incroyable. En effet, on alterne entre les chapitres dans lesquels Ninny raconte sa vie à Evelyn, les chapitres en narration directe au temps du Whistle Stop Cafe, des coupures de presses de journaux locaux et la gazette du village, rédigée par Dot Weems (qui déborde d’humour, j’ai adoré ces passages-là).

 

Au début, donc, comme je le disais avant de me laisser emporter par ma plume, euh pardon, mon clavier, j’ai eu un peu de mal à prendre mes repères. Les protagonistes ne sont jamais présentés, ni les lieux, le lecteur découvre tout au fur et à mesure du récit. Mais une fois que j’avais bien en tête qui allait dans quelle partie du récit et que j’ai commencé à faire le lien entre les protagonistes et le lien entre le passé et le présent, j’ai commencé à adorer le roman. J’aurais voulu faire moi aussi partie de la petite communauté de Whistle Stop où tout le monde se connaît et se soutient.

 

Ce roman raconte la vie, dans sa simplicité et sa richesse, dans les joies et les malheurs qu’elle apporte, dans le quotidien à la fois angoissant et rassurant. C’est un roman qui parle d’amour et d’amitié, un roman qui raconte la vie entre les blancs et les noirs (dans les années 30, la ségrégation était encore très présente), entre les hommes et les femmes, entre les parents et les enfants… bref, la vie quoi, dans un petit village pauvre et perdu dans le sud des Etats-Unis. Dans ce roman, tout le monde se soutient, malgré les différences, et les gens ne se jugent pas. Dans ce roman, les gens apprennent à évoluer, à s’améliorer au contact des autres (la vie d’Evelyn ne sera plus jamais la même après sa rencontre avec la pétillante Ninny Threadgoode, et Idgie bénéficiera beaucoup des conseils d’une certaine Eva). Et malgré les difficultés financières (la crise de 29, la guerre, etc.), malgré les problèmes qu’ils rencontrent, les gens dans ce roman continuent de croire en la vie. Ils traversent les difficultés tous ensemble et ne se laissent pas tomber. Ils sont remplis d’amour et c’est absolument merveilleux.

 

Que dire du café et des beignets de tomates vertes qui donnent leur titre au roman ? Ils sont au centre de l’histoire (du moins, pour ce qui est du café). Ce café est le théâtre des aventures du village de Whistle Stop et, à ce titre, peut être considéré, comme l’a fait très justement remarquer Karine dans son billet, comme un personnage du roman à part entière. On a envie de s’y asseoir et simplement regarder la vie qui s’y passe, regarder les gens interagir, en grignotant quelques uns des spécialités de la maison.

 

Et la fin… je ne vous la raconterai pas (noooon, mais, y’a des limites quand même !), mais elle m’a arraché une larmounette… J’ai vraiment beaucoup aimé et je le recommande chaudement ! Lisez-le, chers lecteurs (pas d’excuse, il est disponible en français !!).

 

Une mention spéciale pour les recettes fournies à la toute fin du roman… je vais les recopier et en essayer, elles ont l’air bien tentantes !!

 

Le billet de Fashion, qui m’a donné envie de lire le livre et celui de Karine

Par Pimpi - Publié dans : Classiques d'aujourd'hui
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Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 00:22

Présentation de l’éditeur

Changer des couches quinze fois par jour encouragerait les pensées impures ? On pourrait le croire en lisant les aventures et les réflexions d’une mère de famille qui, après sept mois de congé de maternité, s’est soudainement révélée à elle-même et à la communauté virtuelle comme étant irréversiblement une mère indigne.

Depuis mars 2006, elle entretient les lecteurs de son blogue de tous les aspects cachés, et parfois tabous, de la maternité : des pièges que recèle la préparation des fêtes d’anniversaire pour plusieurs enfants au cauchemar d’endormir un bébé qui a la volonté plus arrêtée qu’un dictateur, en passant par les dessous nauséabonds de l’accouchement, rien ne leur est épargné.

Les Chroniques d’une mère indigne souhaitent démontrer aux parents qu’il est parfois bon de rire de la vie familiale et même de leurs enfants. Loin d’être répréhensible, l’indignité est une question de survie !

 

Les Chroniques d’une mère indigne est un des livres pour lesquels j’ai craqué au salon du livre. Cela faisait plusieurs mois que j’avais envie de l’avoir dans ma bibliothèque et j’ai profité de l’occasion pour me faire ce plaisir. Je suivais déjà assidument le blog de Mère Indigne. Caroline Allard me fait vraiment mourir de rire avec sa manière de raconter ses aventures de mère indigne. J’adore vraiment, c’est ma petite dose d’humour dans la journée et je ne rate pas un seul billet de son nouveau site (l’ancien, celui qui a donné naissance à ce recueil, est maintenant fermé, mais les archives sont toujours en ligne).

 

Ce livre est en fait une compilation de certains des billets que Caroline Allard avait postés sur son blog. Regroupés par thèmes, les billets (accompagnés de certains commentaires) balaient différents aspects de la vie de maman. Et c’est raconté d’une telle manière qu’on en pleure de rire, à chaque fois.

 

J’avais prévu au départ de ne le lire que par petites doses, parce que 10 fous rires par jour en l’espace de 10 minutes juste avant de se coucher me semblait un dosage suffisant pour enrayer toute mauvaise humeur persistante. Mais voyez-vous, l’autre soir, alors que je m’étais installée confortablement dans mon canapé, ma moitié à mes côtés, sans rien voir, je suis arrivée à la dernière page. Mais que s’est-il passé ? Un esprit avait-il pris possession de mon corps ? Je ne vois que cela car je ne me souviens pas d’avoir tourné tant de pages. Je me souviens uniquement de cette sensation de bien être qui m'a envahie et du rire incontrôlable et incontrôlé qui s’était emparé de moi. Je me souviens aussi du regard étonné et un peu inquiet de ma moité qui s’est demandé bien quelle mouche avait bien pu me piquer…

 

Mais comme je suis persuadée que rien de ce que je pourrais dire ne sera aussi percutant qu’un extrait, j’ai décidé de laisser la parole à l’auteure. Ce billet-là, ça fait 10 fois que je le lis et il me fait mourir de rire à chaque fois… Euh, il faut que je précise quand même qu’il y a parfois quelques termes québécois (bah oui, elle est québécoise, Caroline Allard !!!) mais n’ayez crainte, le tout reste très très compréhensible et très très hilarant !

 

Combien de fois faut tourner la langue, déjà?

Bon, bon, bon.

Aujourd’hui, je vais être obligée d’être un peu vulgaire, là, vers la fin.

C’est bien pour dire: pendant quinze ans, on fréquente Aristote, Descartes, Hobbes, Kant, Rousseau et Heidegger et une fois, juste une fois, on se laisse aller à lire un roman de Xaviera Hollander, et devinez ce qui colle?

Soupir.

Mais ce n’est pas complètement ma faute. C’est un peu celle des enfants. Car, sachez-le, l’innocence n’est pas l’antithèse de la vulgarité. Sans le faire exprès, elle peut même la provoquer. J’en veux pour preuve ces quelques anecdotes, dont le but est de vous rappeler qu’avant de se commettre en répondant à une question, il vaut toujours mieux examiner ses dessous (les dessous de la question, il va sans dire. Mais vous faites ce que vous voulez tant que ça reste dans votre intimité, hein).

Je ne me souviens plus de l’origine exacte de l’histoire, mais me semble que ça vient de la famille proche (étonnant, non?). Elle met en scène un fiston de quatre ans et son papa.

– Papa, qu’est-ce que c’est, un condom?
– Heu, un condom?
– Oui.
– C’est, heu, quand un papa et une maman ne veulent pas faire un autre petit bébé, heu…
– Mais c’est quoi?
– … Ben, c’est une sorte d’enveloppe pour ne pas que le bébé se fasse dans la maman. Et il faut la mettre sur, heu…
– C’est une enveloppe?
– Oui. Une sorte de plastique.
– C’est ça, un condom?
– Oui.
– C’est ça que tantine s’est achetée à St-Sauveur?

Ben oui, salsifi de Macaroni tout garni. Le p’tit bout parlait d’un condo.

J’ai l’habitude des questions sexuelles de Fille Aînée, alors je ne tombe pas facilement dans le piège. Mais hier, elle a failli m’avoir.

– Maman, qu’est-ce que ça veut dire, “rester vierge”?
– Pouf, pouf. Rester vierge. (Argh.) Ça veut dire… que… tu… (Alerte rouge! Back up! Ne te fais pas pogner à expliquer ce qui ne dois pas l’être!) Hum, tu parles de “rester vierge” comme dans quelle phrase?
– “Ce terrain doit rester vierge.”
– Ah! (Ah, ah!) Ça veut dire qu’on ne peut rien bâtir dessus. (We are the champions, my friiieeends…)

Le plus pervers là-dedans, c’est que parfois, c’est l’inverse qui se produit. On croit que la question est anodine, et puis…

Fille Aînée — Maman, qu’est-ce que ça veut dire, “reculer”?
Moi — Reculer? Ben, voyons, tu le sais! Reculer, c’est marcher par en arrière.
Fille Aînée — Tsk. Non, pas ça. “Reculer”, mais pas marcher par en arrière…
Moi — Comme dans quoi?

Et c’est là que… Vous connaissez la chanson “Le ciel est bleu, la mer est calme”? C’est là que Fille Aînée m’a interprété, sur l’air de cette chansonnette, la version qui suit:

“Tu pues du bec, tu sens des pieds
Va te faire reculer!”

Ah, oui. Se faire reculer.

Dorénavant, dans ces situations, je passe le micro à Père indigne. Quant à moi, vous m’excuserez, mais je ne répondrai plus à ce genre de questions qu’en présence de mon avocat.

 

Vous pouvez retrouver les aventures de Mère Indigne sur Internet ici et .

 

Les Chroniques d’une mère indigne, Caroline Allard

Hamac-Carnets, 245 pages (même les remerciements sont humoristiques...)

 

 

L'avis de Caro[line], qui m'avait donné envie de lire le livre...

Par Pimpi - Publié dans : A mourir de rire
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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /Nov /2008 01:16

Résumé (librement traduit par mes soins)

Seul dans sa chambre, David, un petit garçon de 12 ans, pleure le décès de sa mère. Il est en colère, il est seul et il n’a que les livres pour lui tenir compagnie. Mais les livres commencent à lui murmurer des choses une fois la nuit tombée (weird, isn't it?). Il trouve alors refuge dans son imagination et la frontière entre réalité et fantastique commence à disparaître.

Alors qu’autour de lui, le monde et sa famille partent à vau-l’eau, David se retrouve violemment projeté dans un monde qui ressemble étrangement au sien, mais peuplé de héros et de monstres et gouverné par un roi fade et décati, qui garde ses secrets dans un livre mystérieux, intitulé The Book of Lost Things…

 

Ah, comme j’ai aimé ce roman, chers lecteurs ! Ce fut un véritable coup de cœur. Dès les premières pages, je n’ai plus eu aucun doute, je savais que ce roman et moi étions fait pour nous entendre. Pour ne rien dévoiler qui puisse gâcher la lecture de quiconque, je n’entrerai pas dans les détails, mais vraiment, vraiment, vraiment, ce livre est EXTRA. On ne s’ennuie pas une seule seconde et on suit avec avidité les aventures du petit David. J’ai tremblé pour lui à maintes reprises, j’ai plusieurs fois été impressionnée par sa présence d’esprit et ses connaissances (à son âge, je n’aurais sûrement pas fait le cinquième de ce qu’il a fait dans ce roman – déjà, pour commencer, à son âge, je ne quittais pas mon lit la nuit pour m’aventurer seule dans un jardin tout noir… c’est qu’à 12 ans, je ne brillais déjà pas par ma hardiesse !!).

 

Je me suis tout de suite prise d’amitié pour David. Ce petit garçon souffre cruellement du décès de sa mère, qu’il a vue mourir à petit feu sous ses yeux. Il est bourré de TOC (du style Monk, vous savez ?), qui l’ont rendu très attendrissant à mes yeux (allez comprendre) : par exemple, s’il se cogne contre un mur, il se recogne aussitôt une deuxième fois parce que vous comprenez, les chiffres impairs, c’est mal, très mal… il a plein de petites manies comme cela, dont il pense qu’elles vont lui permettre de sauver sa mère. Et même quand sa mère meurt, il continue de suivre ses routines quotidiennes, de peur qu’il n’arrive autre chose… Ce petit garçon souffre aussi du remariage de son père et de l’arrivée d’un nouveau bébé dans la famille. Il a peur de perdre sa place dans le cœur de son père.

 

L’histoire se passe pendant la deuxième guerre mondiale. Une nuit, pendant une attaque aérienne, David sort de sa chambre et se retrouve d’un seul coup dans un monde totalement inconnu et dès son arrivée dans ce monde, il se retrouve confronté à des méchants vraiment très méchants. Et c’est là que commencent les scènes d’horreur (bon, il y avait déjà des choses pas rassurantes, du styles les livres qui se mettent à parler, mais là, on passe aux choses sérieuses!). Ce sera peut-être le seul point négatif… il y a vraiment beaucoup de scène gores, très gores…. Je pense notamment à une chasseuse qui se livre à des expériences très bizarres, ou aux têtes de chevaliers exhibées sur des pieux, des hommes coupés en deux… vraiment parfois, c’est presque trop. Il y en a partout, tout le temps. On ne peut jamais respirer, car David passe de Charybde en Scylla tout au long de son parcours initiatique pour sortir de ce monde étrange. Je dois avouer que parfois, j’ai fait quelques grimaces et je n’osais même pas imaginer ce que ça pouvait donner en images… je pense que si le roman était adapté au cinéma, il serait au moins interdit aux moins de 14 ans tellement c’est gore parfois. Mais en même temps, ça nous rappelle que dans les contes de fée, eh bien, il n’y avait pas que des fées..

 

J’ai vraiment adoré le style de l’auteur, qui m’a emballé dès les premières pages. Simple mais travaillé, expressif sans être pesant, je trouve que l’auteur a vraiment une plume enlevante et qui donne envie de continuer de le découvrir… Il a réussi à créer une ambiance ou règne une tension permanente sans être pesante, c’est vraiment vraiment bon !!

 

Et l’utilisation qui est faite des contes de fée est purement géniale. J’ai adoré reconnaître des contes familiers, comme Blanche Neige, Hansel et Gretel, le petit chaperon rouge, etc., dans des versions… je dirais… assez différentes de celles que l’on a l’habitude de raconter aux enfants, mais qui ne sont pas toujours si loin des contes d’origine. Par contre, je suis très déçue chers lecteur car dans dans l’exemplaire que j’ai emprunté à la bibliothèque, point de postface ! Karine m’avait alléchée en disant que l’auteur avait ajouté une postface à son livre dans laquelle il exliquait ses choix. Je me réjouissais d’avance de lire cette annexe ! Que nenni, il va falloir que j’aille sur le site Internet de l’auteur ! Remboursez (ah, c’est vrai, c’est un emprunt àa la bibliothèque…) !

 

C’est vraiment un livre époustoufflant. Pour qui aime les contes de fée, c’est un must have. Il est vraiment extra et je remercie Karine et Fashion d’en avoir conseillé la lecture !!! N’hésitez pas une seule seconde, chers lecteurs, si vous avez la possibilité de mettre la main dessus et que vous lisez l’anglais, jetez-vous voracement sur ce livre !

Par Pimpi - Publié dans : Littérature jeunesse et YA
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Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /Nov /2008 23:46

Sense and Sensibility (Raison et sentiments en français) est le premier roman écrit par Jane Austen. Il a été publié en 1811 sous le pseudonyme de A Lady.

 

Il s’agit également d’un des romans les plus connus de Jane Austen et un de ceux que j’aime le plus. Le plus paradoxal dans l’histoire, c’est que bien que Sense and Sensibility soit mon préféré, je me retrouve aujourd’hui, après cette énième relecture, dans l’incapacité totale d’en parler comme je le souhaiterais. Cela fait plus d’une semaine que j’ai terminé de lire le livre et je suis toujours sur la rédaction de mon billet…

 

Sense and sensibility est le roman par lequel j’ai découvert Jane Austen il y a de cela presque 10 ans maintenant et je l’ai relu à plusieurs reprises, toujours avec le même plaisir (et cette fois encore, ce fut le cas, n’ayez crainte !!). On dit que chaque lecture d’un roman de Jane Austen nous fait découvrir un nouvel aspect du roman, que l’on perçoit ses romans différemment à chaque fois. Hum… euh, là, ce fut le cas, et pas qu’un peu ! J’ai remarqué que j’avais des réactions vraiment weird depuis quelques temps (par rapport aux livres que je lis, entendons-nous bien, n’allez pas imaginer des choses !)… Là, pour le coup, j’ai même été carrément surprise ! Alors forcément, mon billet ne sera pas ce que j’avais prévu à l’origine… veuillez accepter par avance mes plus plates excuses.

 

Bon, essayons quand même de faire quelque chose d’à peu près potable…

 

Elinor et Marianne Dashwood sont deux soeurs. Différentes, très différentes, l’on pourrait même dire à l’opposé l’une de l’autre mais tendrement attachées l’une à l’autre. Elinor a 19 ans, elle est réservée, prudente et toujours très maîtresse d’elle-même. Elle est l’incarnation de la raison. Marianne a 17 ans, elle est passionnée, imprudente et entière. Elle incarne les sentiments.

Lorsque commence l’histoire, Marianne et Elinor vivent heureuses avec leurs parents et leur jeune sœur, Margaret, à Norland. Le décès de leur père, qui survient dès la première page, va changer radicalement le cours de leur vie. Car non seulement elles perdent un parent, ce qui est déjà une expérience douloureuse en soi, mais elles se retrouvent en même temps privées de tous leurs biens, démunies et sans argent. En effet, la loi veut que ce soit le fils aîné qui hérite des biens immobiliers du père, en aucune façon les filles. Le fils aîné, c’est John Dashwood, né d’un premier mariage. S’il n’y avait eu que lui, les choses se seraient sûrement passées autrement, mais Johnny a eu la bonne idée d’épouser Fanny, une femme des plus avares et des plus détestables. Elle va le pousser à prendre possession de ce qui lui revient de droit, immédiatement et en totalité. C’est ainsi que malgré la promesse faite à son père sur son lit de mort de s’occuper (financièrement, s’entend) de ses sœurs et de sa belle-mère, John, arguant des problèmes d’argent, prend très rapidement possession de Norland. Aussitôt, Fanny, sans aller jusqu’à mettre sa belle-famille dehors à proprement parler, leur fait clairement comprendre qu’il serait temps de se trouver rapidement un autre lieu de résidence. Mrs Dashwood se voit alors contrainte de chercher une nouvelle demeure, ce qui n’est pas chose aisée quand on n’a que 500 livres par an.

 

Peu de temps après leur arrivée à Norland, les époux Dashwood reçoivent la visite d’Edward Ferrars, un des deux frères de Fanny. Une jeune homme posé et très raisonnable, peu enclin aux grands emportements (et un peu mou, même, je dirais…) et très aimable. Avec toutes ces qualités, Edward a vite fait de s’attacher l’affection de toute la famille et notamment celle d’Elinor, qui devient vite très amoureuse de lui. Fanny, qui s’aperçoit aussitôt des sentiments naissant entre les deux jeunes gens, s’empresse de faire connaître son mécontentement et son désaccord à Mrs Dashwood, arguant que jamais Edward n’aura l’autorisation de se marier en dessous de son rang. Ces paroles cruelles et le ton employé par Fanny font mouche et incitent aussitôt Mrs Dashwood à accélérer son départ de Norland. Coïncidence (heureuse ?), un cousin de Mrs Dashwood, Sir John Middleton, vient de leur offrir d’habiter Barton Cottage, situé sur son domaine de Barton Park, pour un loyer des plus modestes. Aussitôt dit, aussitôt fait, les quatre Dashwood quittent Norland le cœur gros et les larmes aux yeux pour rejoindre Barton Cottage.

 

Là, elles font la connaissance de Sir John Middleton et de sa femme, Lady Middleton, de Mrs Jennings, mère de Lady Middleton, une incroyable cancanneuse qui, ayant marié ses filles, n’aime rien autant que de chercher à marier les filles des autres. Elles font également la connaissance du Colonel Brandon, excellent homme, cultivé, secret.

 

Rapidement, il devient clair aux yeux de tous que le Colonel est sous le charme de la jeune Marianne, qui le trouve a) trop vieux, b) malade (il s’est plaint une fois de rhumatismes) et c) ayant déjà connu l’amour, il est impensable qu’il puisse aimer et être aimé de nouveau. Car Marianne, du haut de ses 17 ans, persuadée d’avoir une expérience approfondie de la vie et sûre de ne plus jamais changer d’avis, ne croit pas que l’on puisse aimer et être aimé deux fois. Malheureusement, toutes ses certitudes vont être remises en question lorsqu’elle rencontrera le fougueux John Willoughby (tous les hommes s’appellent-ils donc John ?). Jeune et fringant, passionné comme elle, il tombe vite amoureux d’elle et elle de lui. Mais Willoughby n’est pas ce qu’il semble être et lorsque la vérité se fait connaître, il se voit contraint de dire adieu à Marianne pour épouser une certaine Miss Grey dont le principal (et unique) charme est de disposer de 50 000 livres. Désespérée, Marianne semble ne pas pouvoir s’en remettre. Au même moment, les fiançailles secrètes entre Edward et Lucy Steele, une cousine de Mrs Jennings que les jeunes filles ont rencontrées quelques semaines auparavant, sont révélées au grand jour. Elinor, qui avait été bien malgré elle la confidente de Miss Steele depuis leur rencontre, parvient à contenir son désespoir, avec grand mal…

 

Au final et après quelques autres péripéties (dont la maladie de Marianne qui manque de peu de lui être fatale), Elinor finira par épouser Edward, qui, déshérité, a vu Miss Steele lui préférer son frère, Robert. Marianne, quant à elle, épousera le Colonel Brandon. Bien que basée au départ sur le respect et la gratitude qu’elle ressent pour le Colonel, cette union finira par lui faire aimer d’un amour sincère celui qu’elle avait au départ rejeté avec dédain…

 

J’étais sûre avant de relire le roman que j’aurais beeeeeaucoup de choses à dire, eu égard au fait que ce roman est sans doute aucun mon préféré de Jane Austen (à égalité avec Persuasion…). C’est donc pleine d’enthousiasme que j’ai entamé la relecture du roman, me délectant à l’avance de relire certains passages.

 

Eh bien cette fois, contre toute attente et alors que rien ne laisser présupposer de cela, la lecture de Sense and sensibility m’a remplie d’une sorte de tristesse qui m’étonne encore. Car voyez-vous, je me suis rendue compte que le happy end avait quand même un goût assez amer, quand on y regarde bien. Marianne a dû revoir complètement sa manière d’aborder la vie. Adieu, emportements passionnés, opinions tranchées et grands sentiments. Elle qui refusait les compromis, elle va devoir faire le plus gros de sa vie et renoncer à vivre une vie de passion pour mener une vie raisonnable. Elle devient raisonnable, posée et ne se laisse plus aller à ses émotions, qu’elle apprend à maîtriser. Elle consacre ses journées à son devoir de maîtresse du domaine et à l’étude. Et je ne sais pas pourquoi, mais je n’avais pas réalisé jusqu’à aujourd’hui à quel point c’était triste !!! J’ai eu l’impression de ne retenir de cette lecture que les déceptions, la souffrance de l’abandon, l’humiliation, les remarques désobligeantes, la douleur d’être séparée de celui qu’on aime… pas vraiment fun, me direz-vous… oui, c’est sûr, mais je vous l’ai dit, j’ai des réactions très bizarres en ce moment alors j’ai adoré… toutes ces émotions qui m’ont envahies ! Même si ce n’étaient pas des émotions joyeuses, j’aime ça quand un livre provoque des réactions aussi fortes chez moi !

 

Il y a un passage notamment qui m’a beaucoup émue lors de cette relecture, c’est lorsqu’Elinor fait comprendre à Marianne la profondeur de son amour pour Edward et combien elle a souffert de devoir endurer les confidences de Lucy, après que les fiancailles secrètes d’Edward ont été dévoilées. Marianne ne semblait pas convaincue au départ et la réaction d’Elinor est une une des rares expressions de passion de sa part. J’adore ce passage, tellement chargé en émotions, tellement fort ! Marianne étant tout le temps passionnée, ses débordements sont moins impressionnants et c’est son discours de la fin, quand elle explique à Marianne que dorénavant, elle va calquer sa conduite sur la sienne et devenir raisonnable, qui me touche beaucoup également.

 

Mais je ne voudrais quand même pas donner l’impression que Sense and Sensibility est un roman triste. Loin s’en faut ! Comme tous les romans de Jane Austen, il contient sa part de tristesse, mais à côté de cela, il ne manque réellement pas d’humour. On y retrouve ce coup de plume inimitable, cette peinture satirique de la société que j’aime tant dans les descriptions des Misses Steeles et de Mrs Jennings, notamment, ou encore de Fanny (que je déteste littéralement) et John Dashwood et aussi de Robert Ferrars. Quand on pense en plus que c’était son premier roman, on ne peut s’empêcher d’être ébahis par le talent incontestable dont elle fait preuve.

 

Ce que j’essaie de dire, c’est que cette relecture m’a remplie de tout un tas d'émotions et que j’aime ça. Mais comme je ne m’en suis pas encore complètement remise et que je peine vraiment à écrire mon billet, je n’ajouterai qu’une seule chose : (re)lisez-le…

 

On peut lire dans certains ouvrages sur les œuvres de Jane Austen le titre Le cœur et la raison – je sais maintenant que c’est le titre choisi pour la traduction de 1948 de Sense and sensibility [pour la référence, c’est ]

 

Par Pimpi - Publié dans : Autour de Jane Austen
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Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /Nov /2008 01:35

Attention, risques de spoils et opinions complètement et totalement personnelles !

 

Alors voilà. Ça y est. Je l’ai vu. Je sentais bien qu’il ne serait pas à la hauteur de mes attentes. Mais je ne pensais pas que ce serait à ce point-là… Qui ? Lui.

 

 

 

Que je reprenne depuis le début. Hier soir, sortie ciné prévue avec une certaine bloggeuse de passage à Montréal. Rendez-vous dans le hall du cinéma. Nos billets en main, nous sommes allées nous installer dans la salle de cinéma en discutant de Forks, de Midnight Sun et du casting de Twilight. Il faut savoir, chers lecteurs, que je n’étais pas convaincue par les acteurs, et ce dès que j’ai vu les premières photos en début d’année (je pense que je n’étais pas seule dans ce cas). Je les trouvais pas assez beaux à mon goût… Toutefois, comme je suis de bonne volonté et que j’ai aimé la saga au point de ne plus en dormir la nuit, je voulais bien leur donner leur chance (admirez ma magnanimité).

 

Nous voilà donc installées, impatientes. Au bout d’un moment, la salle s’obscurcit. Les bandes-annonces commencent, puis le film. Deux heures plus tard, générique de fin. Nous nous regardons et une même question passe dans nos yeux : what the heck was that ?

 

Chers lecteurs, ça me fait beaucoup de peine de vous le dire, mais pendant ces deux heures, je suis allée de déception en déception (je dois quand même accorder au film quelques fous rires – gardez bien en tête que malgré tout, le film était very funny). En gros, nous avons passé deux heures à attendre les scènes mythiques du roman et une fois les scènes passées, nous avons eu toutes les deux la même réaction : soooooo disappointing.

 

Avez-vous déjà ressenti ce genre de déception ? Avez-vous déjà aimé un livre, en dépit des défauts flagrants et des manques de l’histoire (car oui, malgré mon amour inconditionnel pour cette saga, je lui ai trouvé des défauts), au point de ne plus penser qu’à lui pendant des semaines, au point que n’importe quel livre semble fade à côté, au point d’avoir des papillons dans le ventre et le cœur battant de la première à la dernière page, et ensuite ressenti une telle déception quand les mots sont transposés en images ? Franchement, chers lecteurs, je vous souhaite de ne jamais connaître cela. Je sais que je suis toujours déçue par les adaptations mais je pense n’avoir jamais ressenti pareille déception. Alors oui, le film est très drôle. Il y a des scènes (volontairement ou non) hilarantes. Mais ça ne suffit pas. Il lui manquait la magie, l’émotion, le désir naissant et la fascination, les cœurs qui battent à l’unisson, les corps qui se découvrent… Est-ce moi qui, en vieillissant, ai perdu de ma midinettitude ? Incontestablement, et à mon grand désarroi, oui sûrement, et cela a dû jouer dans ma perception du film. Mais cela n’explique pas tout.

 

Voici donc, en vrac, certaines des choses que je n’ai pas aimées : Edward (je n’ai pas du tout été sensible à la beauté de l’acteur), Bella (allez savoir pourquoi, elle est différente, très différente, de la Bella que je m’étais créée), la scène de la rencontre dans la salle de biologie… (no comment, vous comprendrez en la voyant, j’ai cru mourir de dépit), la scène de la clairière… (idem), les effets spéciaux (lesquels ??), le nombre de baisers dans le film (deux), Jacob (mais je ne l'aimais déjà pas tant que cela avant alors bon, c'est relatif)…

(quand on y pense, c’est pas de chance car ce sont quand même les éléments principaux)…

 

En revanche, il y a quand même quelques points que j’ai bien aimés : le père de Bella, le personnage d’Alice (j’adore Alice), la fameuse scène de la partie de base-ball (excellente !), euh…

 

Dommage, j’aurais aimé plus que cela. Par curiosité, j’irai sûrement voir New Moon quand il sortira (car il est prévu que New Moon et Eclipse soient également portés au grand écran).

 

Mais le plus bizarre dans cette histoire, c’est que malgré tout, le fait d’être allée voir le film au cinéma m’a donné une irrésistible envie de me replonger dans la saga et de la relire depuis le début (ça ne m’était encore jamais arrivé ça… en général, les mauvaises adaptations ont plutôt l’effet inverse). Alors je ne vois pas d’autre solution que de me jeter à corps perdu dans la lecture du brouillon de Midnight Sun que Stephenie Meyer a mis sur son site (que je me gardais exprès), pour me délecter du seul et unique Edward possible, celui qui est dans ma tête…

 

 

Twilight : la fascination

Réalisé par Catherine Hardwick

 

 

Le billet de Karine, que je n'ai pas encore lu car elle vient de le mettre, mais qui, vu la longueur, en dévoile bien plus que moi.... vous êtes prévenus!! [edit: je viens de le lire et je me roule par terre de rire... elle en dévoile vraiment beaucoup mais c'est tellement drôle!!!]

 

Le site du film

Le site de Stephanie Meyer
Par Pimpi - Publié dans : Films et adaptations
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