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Quête d'éternité (Filles de lune #4)  - Elisabeth Tremblay

Relecture presque finie, je vais pouvoir lire le dernier tome.

 

 

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16/06/2012

Bon, l'été a fait son apparition dans nos lointaine contrées!

Et j'ai perdu le contrôle de ma PAL alors que je n'achète pas de livres.

Cherchez l'erreur... :D

 

 

 

 

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Mardi 25 novembre 2 25 /11 /Nov 01:13

M’ayant auto-imposé une durée de quelques jours entre deux volumes de Vampire Knight, à la seule fin de ne pas dévorer la saga trop vite et me sentir orpheline quand j’arrive à la fin, je me suis régalée d’un des romance novels de Janet Evanovich. Il s’agit de Thanksgiving.

 

Comme son titre l’indique, le roman se déroule pendant la période de Thanksgiving (avec la dinde farcie et les patates douces, soooo American), dans une petite ville des Etats-Unis, Colonial Williamsburg. Il est question dans ce roman d’une jeune femme, Megan Murphy, rousse, au tempérament de feu, farouche et déterminée. La jeune femme est potière et amoureuse des chevaux. Le personnage masculin de l’histoire est Patrick Hunter, un pédiatre, very cute, un peu hot, mais pas autant que Morelli, et bien moins que Ranger. Il est l’heureux « père » d’un lapin dont le passe-temps favori consiste à s’enfuir et dont la nourriture favorite est les vêtements. C’est lui qui sera l’instigateur de la rencontre entre Megan et Pat. Le jour où elle rapporte son lapin à Pat, alors qu’elle lui fait remarquer qu’il manque totalement de sens des responsabilités, une jeune fille fait irruption chez Pat, lui met son bébé (à la jeune fille) dans les bras en lui disant qu’elle sera de retour deux semaines plus tard et que ce serait super si lui et Mrs Hunter (Megan) pouvaient s’occuper de Timmy (le bébé) pendant ce temps. Et la voilà repartie aussi sec. Megan et Patrick se retrouvent donc obligés de s’occuper d’un bébé alors qu’ils viennent à peine de se rencontrer. Alors certes, la tension sexuelle entre eux est là, mais bon, il en faut plus pour être parents, même en interim… Il s’ensuivra une histoire rocambolesque à souhait, avec des petits amis ressurgis du passé, des parents qui débarquent à l’improviste, des tartes à la citrouille ratées et des maisons coloniales rénovées.

 

Une fois encore, j’ai adoré. Non pas pour l’intrigue, ni pour l’originalité de l’histoire (en gros, je vais devoir vous resservir les mêmes arguments que pour Full House….), mais pour le style de Janet Evanovich. Le roman est une fois encore hilarant, les situations cocasses toutes plus drôles les unes que les autres, des répliques que je rêverais d’être capable de dire et un décor somptueux. Des maisons coloniales dans une petite ville des Etats-Unis… ça me donne vraiment le goût de vivre aux Etats-Unis, ce genre de livre !

 

Et puis, c’est pas tous les jours facile en ce moment au travail alors ce genre de roman fait toujours du bien. Et la semaine dernière était tout à fait le bon moment pour lire un livre comme cela ! Il y a une phrase de Janet Evanovich à la fin du roman qui dit : « Romance novels are birthday cakes and life is often peanut butter and jelly. I think everyone should have lots of delicious romance novels lying around for those times when the peanut butter of life gets stuck to the roof of your mouth. » En gros, elle compare la vie à du beurre de cacahouète et les romance novels à du gâteau d’anniversaire. Et conseille d’avoir une provision de romans de ce genre pour les jours où le beurre de cacahouète reste collé au palais. Quelle poésie !! En tout cas, je suis assez d’accord et parfois, ça fait du bien de lire des romans légers et frais, sensuels et romantiques. En tout cas, moi, ça me fait du bien. Alors vive les romance novels et la chick lit pour les passages à vide !

Par Pimpi - Publié dans : Janet Evanovich
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Dimanche 23 novembre 7 23 /11 /Nov 00:34

Depuis mercredi et jusqu’à lundi, la place Bonaventure de Montréal accueille la 31è édition du Salon du livre (francophone, précisons bien….).

 

Je ne pouvais pas louper cela, vous en conviendrez, chers lecteurs. D’autant plus que je savais que Ken Follet, qui est un auteur que j’aime énormément, venait dédicacer son livre, Un monde sans fin, dont j’ai parlé ici. Quand j’ai appris cela, je n’en revenais pas de la chance que j’avais !!! J’allais pouvoir dire à un auteur américain tout le plaisir que j’avais à lire ses livres ! Les séances de dédicaces de Ken Follet étaient prévues jeudi soir, de 19h à 20h et vendredi de 14h30 à 15h30. C’est court, mais j’étais préparée à attendre son arrivée.

 

Je n’en pouvais plus d’attendre le jour tant béni ! J’ai travaillé plus longtemps en début de semaine pour avoir mon après-midi libre le vendredi, mais j’avais décidé, avec ma moitié, de tenter une reconnaissance quand même jeudi soir. Dès la sortie du bureau, nous nous sommes dirigés vers le salon du livre. Arrivés vers 17h45, nous avons pris nos billets (un passeport pour moi) et nous avons entrepris de chercher le stand de l'éditeur. Dans mon sac, The Pillars of the Earth et World Without End, deux gros pavés de 10 cm d’épaisseur chacun. Voilà que j’aperçois au loin le stand de **** (qui avait mis bien en vue des affiches de Ken Follet). Quelques personnes étaient déjà là, mais l’attente officielle n’avait pas encore commencé. Je me dirige vers une jeune femme qui semblait être responsable de la file d’attente.

-      Dans quel sens est la file pour Ken Follet ?

-      Vous avez votre roman ?

-      Oui, je l’ai là, dans mon sac !! (sourire béat de ma part et étoiles dans les yeux)

-      Est-ce un roman de ***** ?

-      Euh… non, c’est une édition américaine !

-      Vous ne pouvez pas vous mettre dans la file. Les dédicaces sont réservées aux clients de *****.

-      Pardon ? Mais, c’est injuste ! J’ai payé mon entrée et je suis une fervente lectrice de l’auteur !

-      Je comprends bien, mais ce sont les consignes de l’éditeur. C’est lui qui fait venir Ken Follet alors il nous a demandé de faire passer en premier les clients qui ont acheté un roman *****. Revenez plus tard, s’il n’y a pas trop de monde, je verrai ce que je peux faire….

J’étais tellement surprise et énervée que je ne savais plus quoi dire. Vous savez, comme Kathleen dans Vous avez un message… My mind went blank. Impossible de trouver quelque chose d’intelligent et d’assez marquant pour exprimer la déception et la colère que j’ai ressenties à ce moment-là. Si je n’avais pas été aussi énervée, j’en aurais pleuré de dépit…. Je me suis éloignée, ma moitié sur mes talons et tout aussi énervé que moi. Contenant à peine ma colère, j’ai quand même décidé de profiter du salon, après tout, j’avais payé ma place et j’étais là pour cela !

 

Il restait encore une heure avant l’arrivée officielle de Ken Follet. Largement le temps de discuter avec d’autres auteurs ! C’est ainsi que j’ai fait la connaissance d’Elisabeth Tremblay, l’auteur de la saga Fille de lune, dont le deuxième tome vient de paraître. Cela faisait longtemps que je voulais lire cette saga fantastique alors j’en ai profité pour acheter le premier tome et le faire dédicacer. J’ai trouvé l’auteure extrêmement gentille et très abordable, elle a eu l’air ravie de voir que je m’intéressais au livre et lorsque je lui ai dit que je trouvais les couvertures magnifiques, elle m’a confirmé qu’elle se trouvait privilégiée car les couvertures attirent vraiment l’œil. Je les trouve vraiment magnifiques, pas vous !!!

 

 

Au stand des Editions de Mortagne, il y avait aussi Evelyne Gauthier, l’auteur de Amour, Chocolat et autres cochonneries. L'auteure a également gentillement accepté de me dédicacer mon roman.

N'écoutant que mon coeur et non mon portefeuille, j’ai fait d’une pierre deux coups et ai acheté les deux romans. Et bien, figurez-vous que pour célébrer les 30 ans de la maison d’édition, les auteurs ont tous rédigé des nouvelles et l’éditeur les a compilées dans un recueil qu’il offrait gratuitement pour chaque achat d’un roman ! Trois livres pour le prix de deux ! N’est-ce pas merveilleux ? Mon portefeuille et moi étions dès lors réconciliés.

 

Toute contente avec mes achats, mes dédicaces et mes marque-pages, je suis retournée me placer près du stand de *****.

La jeune femme était toujours là, je suis donc retournée la voir pour demander si cette fois, je pouvais me mettre dans la file d’attente. Réponse négative, une fois encore. « Revenez vers la fin de l’heure de dédicace, s’il n’y a plus grand monde, je vous ferais passer. Mais si vous essayez de vous faufiler en douce, je serais obligée de vous sortir de force ! » (je crois ne m’être jamais sentie aussi insultée de ma vie…). J’ai donc décidé d’attendre, sagement, à côté de l’endroit où Ken Follet signait ses livres. Au bout de 20 minutes de frustration, à voir les autres se faire dédicacer leur livre et me contenter de devoir regarder parce que j’ai le malheur de préférer lire en anglais, la jeune femme est venue me trouver pour me dire qu’au vu du nombre de personnes, l’éditeur acceptait que les autres lecteurs fassent signer leurs livres… Murmurant un merci, je suis allée me mettre en bout de file et, Oh miracle, j’ai pu faire signer mon livre et exprimer à Ken Follet, dans sa langue maternelle, toute l’admiration que j’ai pour son travail….

 

Parce que ma mère m’a bien élevée, je suis quand même allée remercier la jeune femme qui m’avait autorisée à faire signer mon livre.

-      Vous êtes réconciliée avec le monde ?

-      Avec le monde oui, mais pas avec *******. Ils ont perdu une cliente, là. Je suis assez mécontente de leur façon de faire.

C’est là que la personne avec qui la jeune femme discutait a entrepris de m’expliquer qu’étant donné que Ken Follet ne venait que peu de temps, tous les lecteurs ne pouvaient pas faire signer leur livre, il était donc normal pour l’éditeur de privilégier ses clients, vu que c’est lui qui a payé les frais du voyage…. J’en ai déduit qu’il s’agissait d’une représentante de *****. J’ai eu la confirmation que les maisons d’édition n’étaient pas des philanthropes….

 

Bon, je vais essayer de résumer le reste de mes aventures, parce que là, j’ai quand même sacrément peur de vous commencer à vous ennuyer… Mais voyez-vous, je suis encore tellement remontée contre ***** que j'ai besoin d'un exutoire.... les blogs sont aussi fait pour ça, non?

 

Je suis donc retournée au salon le lendemain après-midi, avec mon appareil photo, que je n’avais pas emporté la veille. J’ai pu prendre les photos de Ken Follet et d’Elisabeth Tremblay, qui a semblé se souvenir de moi.

J’ai également pris en photo Luc Saint-Hilaire, qui publie, également aux Editions de Mortagne, Les Princes de Santerre.

 

Et Yvon Thibaut, pour Le Château de Beauharnois.

 

Lors de cette deuxième incursion, je n’ai acheté que Les Chroniques d’une mère indigne, que je zieutais depuis un moment déjà. J’ai donc honteusement craqué.

 

Après avoir déambulé plusieurs heures dans le salon, j’ai retrouvé Karine, et Catherine également. Ensemble, nous avons continué de déambuler tout en discutant. C’est vraiment extra de voir les bloggeuses en dehors de leurs blogs ! J’ai vraiment beauuuuuucoup apprécié cette nouvelle rencontre avec Karine !!!

 

La soirée s’est terminée pour moi avec la table ronde où Julie Gravel-Richard, entre autre, venait discuter de son premier roman, Entheos. J’ai laissé Karine et Catherine en compagnie de Venise et de son mari. Je ne doute pas que de leur côté, la soirée a continué dans la joie et la bonne humeur et dans les achats compulsifs de livres !

 

Alors bilan :

Trois signatures, trois romans achetés, des tonnes de marque-pages récupérés, des rencontres avec plusieurs auteurs (j’ai oublié de mentionner que j’ai également discuté avec Eric Simard, qui a écrit Cher Emile, dont j’avais parlé là) et des fous rires avec des bloggeuses. Bilan raisonnable, vous ne trouvez pas ? Je pense que le fait que le salon soit francophone m’a aidée à être raisonnable. Je me serais bien moins contenue face à des kilomètres carrés de livres en anglais…

 

Par Pimpi - Publié dans : Ma vie de LCA
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Samedi 22 novembre 6 22 /11 /Nov 14:31

Ces derniers jours ont été assez occupés et les deux prochains vont l'être auss, pour cause de salon du livre et de sortie ciné....

Je vous raconterai très vite mes péripéties avec Robert Laffont, qui m'a bien montré ( à moi et à quelques autres lecteurs) que sa passion, c'est l'argent.

Je vous montrerai les quelques livres que j'ai achetés (j'ai été trèèèèèèèès raisonnable) et les signatures que j'ai eues...

 

A très vite !!!

Par Pimpi - Publié dans : Ma vie de LCA
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Jeudi 20 novembre 4 20 /11 /Nov 19:12

Eh oui, je l’avoue,je n’ai pas pu résister, j’ai acheté les volumes 2 et 3 de la série… mais pour faire durer le plaisir (non, non, je ne suis pas maso, mais j’aime tellement que je ne voudrais pas la terminer trop vite…. J’aime ce suspense, ne pas encore savoir tous les secrests et puis, ils sont soooooo sexy, Kaname et Zero… je ne me lasse pas de les contempler), je n’ai lu que le volume 2. Je me garde le volume 3 pour plus tard. Dans…. disons, deux jours ??

 

Bref. Je n’ai pas l’intention de résumer ce deuxième volume parce que ça m’obligerait à dévoiler certains des secrets que l’on apprend à la fin du volume 1 et que je m’en voudrais vraiment beaucoup de vous gâcher le plaisir de la découverte… Déjà que je suis tombée sur un secret coooomplètement par mégarde, en lisant les articles de Wikipédia sur les personnages (en même temps, on pourrait dire que je le cherchais un peu, mais non, je vous jure, c’était pas fait exprès et je ne m’attendais pas du tout à cette révélation soooo shocking) et que du coup, je ne peux pas m’empêcher de me poser des questions et je ne voudrais pas vous infliger la même torture !

 

Qu’il suffise donc de dire que je suis définitivement, complètement et totalement accrochée et que je meurs littéralement d’envie de dévorer la suite. On retrouve nos so sexy vampires dans ce volume (en parlant de sexy vampires… je sais, je suis sournoise et mesquine, mais si j’ai eu James en retard, je vais avoir Edward en avance… le film sortant demain [car on est encore jeudi au moment où je vous parle], j’ai prévu d’aller le voir mardi. Je sais, je sais, je vous impressionne en résistant jusque là, mais d’une part mon emploi du temps est déjà bien plein, et d’autre part, c’est moitié prix le mardi… alors voilà… - fin de la parenthèse), mystérieux et beaux à souhait (apparemment, ils savent encore beaucoup de choses que le lecteur n’a pas encore apprises) ainsi qu’un Zero qui commence à me plaire de plus en plus. Il est de plus en plus tourmenté, de plus en plus torturé et ça me plait beaucoup (dommage qu’il ne soit pas brun). Mais, hands off, j’ai promis que je le laissais à Caro[line], alors je vais rester sur Kaname (qui, lui, est brun)… que l’on voit moins dans ce volume que ce que j’aurais aimé, mais je ne doute pas qu’il sera très rapidement à l’honneur. Apparaît également dans le volume un personnage surgi du passé de Zero, chasseur de vampires… un peu mystérieux, il refera sûrement surface à un moment ou à un autre, c’est sûr. Et la jeune Yuki, partagée entre Zero et Kaname… dévorée par la curiosité et prête à tout pour aider ceux qu’elle aime…

 

Pour couronner le tout, j’ai encore beaucoup ri. Pour un manga sérieux, je le trouve quand même très très drôle et ce volume contient beaucoup plus de digressions de la mangaka que dans le premier. Des scènes bonus à caractère humoristiques sont données à la fin du volume… bon, elles n’apportent pas grand-chose à l’intrigue et j’aurais préféré un chapitre supplémentaire à la place, mais bon, Kaname y apparaît alors je me suis consolée comme j’ai pu en admirant sa beauté désinvolte et son physique de rêve !!!!

 

Aaaaaaahh, vivement la suite… Heureusement que j’ai un Janet Evanovich en cours pour compenser !!!

Par Pimpi - Publié dans : Manga, BD
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Jeudi 20 novembre 4 20 /11 /Nov 00:11


Présentation de l’éditeur

Les romans de Jane Austen (1775-1817) font l’objet d’adaptations cinématographiques bien différentes. Elles dépendent de la manière dont l’équipe du film les perçoit en fonction de l’époque du tournage et d’une foule de données, parmi lesquelles le contexte culturel, l’évolution de la pensée sociopolitique, le goût du public et l’argent investi dans la production. Intervient également l’image de la romancière sur laquelle n’existe aucun consensus critique, notamment en ce qui concerne la teneur idéologique de son œuvre.

Dans une langue claire, sans recherche d’effet, Lydia Martin explore les romans de Jane Austen et leurs adaptations, qu’il s’agisse de films d’époque ou de transpositions proximisantes se déroulant en Inde ou dans le Beverly Hills d’aujourd’hui. Elle utilise une démarche qui combine la psychocritique, l’histoire des idées et des mentalités ainsi que la critique générique, l’esthétique de la réception et l’étude plus spécifiquement économique.

 

C’est un billet d’Allie sur ce livre qui m’a donné envie de le lire également. J’ai donc attendu qu’il soit disponible à la bibliothèque et me suis littéralement jetée dessus dès qu’il a été remis en rayon. Et je dois dire que ce fut une lecture des plus instructives, qui m’a ouvert quelques portes quant à l’interprétation des romans de Jane !!

 

Le livre est construit en trois parties.

Dans la première partie, l’auteure aborde les thèmes présents dans les romans de Jane Austen, comme la famille, le mariage, la société et ses valeurs, les classes hiérarchiques, les repas, mais également l’univers féminin et, à l’aide d’exemples concrets tirés d’un corpus de films assez complet (qui va de 1940 à 2005), étudie la manière dont ils ont été transposés à l’écran et comment ces thèmes ont été traités.

Dans une deuxième partie, l’auteure s’attarde sur les problèmes liés à l’adaptation à l’écran, les questions qui se posent lorsqu’il faut choisir les éléments à garder absolument et ceux dont on peut se passer, en fonction des objectifs de l’équipe de tournage. Elle étudie également la question de la fidélité et les choix des réalisateurs. Doit-on être fidèle au texte, à l’idéologie de l’auteure ? Et comment transcrire en image l’ironie dont fait preuve Jane Austen ? Lydia Martin étudie également dans cette deuxième partie les contraintes qui se présentent lorsqu’on passe de l’écrit à l’image, sans oublier l’attention portée (ou non) aux détails par les différents metteurs en scène (costumes, décors, repas, musique, loisirs quotidiens, habitudes de vie).

La troisième partie porte plus sur la réception des romans par le public et l’interprétation des romans. Elle parle du rapport de Jane Austen avec les romans, de l’ironie et de la satire qu’elle a choisi d’employer dans sa narration et de la manière dont les metteurs en scène ont choisi de les traduire en image. Elle aborde également le féminisme des romans de Jane Austen et les choix des réalisateurs par rapport à ce sujet, comment ils ont choisi de représenter les relations entre les hommes et les femmes. Enfin, Lydia Martin ne pouvait pas ne pas parler du gothique et du classicisme dans les romans de Jane Austen et leur retranscription dans les films, sujet qui clôt son livre.

 

L’analyse de Lydia Martin est des plus intéressantes. Sans forcément révolutionner l’interprétation de l’œuvre de Jane Austen, ni entrer en profondeur dans les détails, elle ouvre de nombreuses pistes qui facilite la compréhension des films et des écarts entre les films et les romans. Cette question de la fidélité est une des parties qui m’a le plus intéressée et j’aurais aimé qu’elle soit abordée plus en profondeur, mais elle m’a ouvert les yeux sur les contraintes auxquelles sont confrontés les réalisateurs. Car malheureusement pour moi, j’aurais tendance à faire partie des puristes en la matière et je suis souvent déçue par les adaptations des livres que j’ai aimés. Le choix des acteurs et les écarts par rapport au roman d’origine me déplaisent souvent. L’analyse de Lydia Martin, sans changer mon opinion en la matière, m’a sensibilisée aux contraintes techniques auxquelles sont confrontées les équipes de tournages. Les arguments que l’auteure développe pour expliquer ce qui motive les éloignements par rapport au sacro-saint roman (comme par exemple l’envie d’un metteur en scène de mettre l’accent sur tel ou tel aspect du livre, l’envie de ce même metteur en scène de répondre aux attentes du public, qui, souvent, n’a pas lu l’œuvre en question, les problèmes de budget et les contraintes techniques qui imposent certains décors) m’ont permis de comprendre ces choix et si je continue de ne pas en approuver certains, je pense être plus compréhensive maintenant. Un film n’est pas un roman et il ne s’adresse pas au même public…

 

J’ai également beaucoup aimé les explications de Lydia Martin concernant l’attention portée aux détails tels que les costumes, etc. Les descriptions des vêtements, des décors étant quand même assez peu nombreuses dans les romans de Jane Austen, reconstituer un univers si loin de nous demande une recherche approfondie sur la mode de l’époque afin de ne pas vêtir les acteurs de costumes complètement anachroniques. Je me suis souvent demandée en regardant les adaptations des romans de notre chère Jane (non pas que j’en ai vues beaucoup, en fait, j’en ai vues trois : Sense and Sensibility 1995, Pride and Prejudice 1995 et Pride and Prejudice 2005) si les costumes étaient vraiment de la sorte… Bref, ce fut une partie qui m’a beaucoup intéressée.

 

Un des sujets abordés qui m’a également beaucoup intéressée, c’est la transformation qu’ont subi les héros masculins. Les personnages masculins sont assez peu développés dans les romans de Jane, à bien y regarder, et en général, ils sont assez insipides (si on excepte Darcy et le Colonel Brandon...) et peu entreprenants. Jane a fait le choix de s’attarder bien plus sur l’âme féminine que sur l’âme masculine. Toutefois, les adaptations redorent le blason des héros et les présentent souvent sous un jour plus favorable que celui qu’avait choisi Jane (je pense notamment à Edward Ferrars, qui semble plus dégourdi dans le film que dans Sense and sensibility, de même que Willoughby, qui est présenté comme moins impardonnable dans le film que dans le livre).

 

Par contre, n’ayant vu que trois adaptations (auxquelles il faut ajouter Bridget Jones’s diary et The Edge of reason), je me suis souvent sentie frustrée de ne pouvoir complètement comprendre les références de l’auteure à toutes les autres adaptations. Car l’auteure s’est basée sur un corpus de plusieurs adaptations qui remontent pour certaines jusque dans les années 1940 et, en plus, a intégré à son étude Bride and Prejudice (Coup de foudre à Bollywood), Clueless et les deux Bridget Jones. Beaucoup de références à des films que je n’avais pas vus, donc, qui rendaient le propos moins clair pour moi, mais je me dis que c’est entièrement de ma faute et que ce n’est pas le fait de l’auteure. Toutefois, je suis quand même passée à côté de certaines explications à cause de cela, surtout concernant le traitement du gothique dans les adaptations de Northanger Abbey ! Bon, il va donc falloir que je visionne tous ces films et que je relise cet ouvrage !

 

En parlant de relecture, j’ai regretté que ce soit un livre de la bibliothèque car c’est tout à fait le genre de livre dont j’aimerais relire des passages de temps à autres…. Peut-être que je le trouverai un jour, sinon, je retournerai l’emprunter à la bibliothèque. J’ai de la chance, elle n’est pas loin de chez moi…

 

Bref, un ouvrage des plus intéressants, que toute Janéite se doit de lire absoooooolument !!!

 

Par Pimpi - Publié dans : Autour de Jane Austen
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