Follow my lead - Kate Noble

Publié le par Pimpi

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Jason Cummings, Duke of Rayne is feeling the weight of his responsibilities – one of which is to get married. Being the most sought after bachelor in London can be trying, so who can blame him if he seeks refuge from the voracious hordes of young debutantes at the decidedly female-free Historical Society? Female-free, that is, until Winnifred Crane marches up to the door, demanding entrance.

Despite her prowess as a historian, Winn is denied membership to the Society. So she daringly offers an unusual bargain: if she can prove the authenticity of a certain painting, she’ll be granted recognition, fame, and respect. But to do that, she must go abroad. And to go abroad, she must have an escort, even a stubbornly unwilling one…

Jason has no desire to accompany Winn on her adventure across Europe, but even he is not immune to Winn’s passion for her profession. As the journey proves more difficult than planned, they must work together to stay one step ahead of their rivals… and the closer they get to the proof Winn seeks, the closer she and Jason become. But as their adventure turns dangerous, can Jason keep this headstrong bluestocking safe? And what will become of their growing bond when the adventure ends?

 

 

 

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Kate Noble est une auteure que j'avais envie de découvrir depuis très longtemps. Lauren Willig avait parlé d'un de ses romans sur son blog, mettant en scène un espion. Et vous savez à quel point les espions, j'aime ça! :) Quand je me suis rendue compte que la bibliothèque avait en catalogue deux romans d'elle, dont celui que je voulais lire, je n'ai pas hésité plus longtemps et j'ai réservé les deux ouvrages. Follow my lead est le premier qui s'est retrouvé entre mes mains (sera-t-il le dernier?? Le suspense est à son comble)...

 

Winnifred Crane est une jeune femme d'une trentaine d'années, historienne de l'art (ce qui, en soi, est suffisant pour intriguer, non? N'oublions pas que nous sommes dans les années 1820, les femmes ne sont encore autorisées dans aucune école). Lorsque son père, professeur en histoire de l'art à Oxford (voilà, le mystère de l'éducation de Winn s'explique), décède, elle décide de se rendre à Londres et de demander à intégrer un institut éminemment célèbre et bien entendu... exclusivement réservé aux hommes (rapport à l'époque, la supériorité de l'esprit masculin, les convenances, tout ça tout ça). Comme si cela suffisait à arrêter Winn. Pensez-vous... Du haut de son mètre cinquante, Win est une femme à la tête dure et qui entend bien à présent mener sa vie comme elle l'entend. N'en déplaise à George, qui aimerait mieux qu'elle l'épouse et reste sagement à sa place, à la maison, éventuellement à corriger ses travaux et à les améliorer (c'est qu'il reconnait son intelligence, il ne veut juste pas qu'elle l'exploite à d'autres fins que les siennes à lui - espèce de profiteur).

 

Mais voilà, la vie n'est pas si simple et il se trouve toujours un caillou pour venir se coincer dans un engrenage. Ce caillou, c'est Jason. Ou George, selon le point de vue que l'on prend. Bref. Alors que George tentait vainement d'empêcher Winn de pénétrer dans les locaux du très strict institut, Jason passa par là et la collision, bien involontaire, entre son visage et la main de Winn se conclut par l'envol de documents importants et leur atterrissage dans l'eau de la fontaine. Documents qui auraient permis à Winn de prouver qu'elle était l'auteure de plusieurs publications ayant fait des remous dans le monde de l'histoire de l'art. Publications qui se sont faites, bien entendu, sous un nom d'emprunt (rapport au fait qu'elle est une femme, vous voyez... cf le paragraphe précédent). Seulement voilà, la lettre qui prouvait son identitié de la main même du père de Winn est détrempée et de fait, illisible. Winn n'a pas d'autre preuve de son identité. Alors, elle lance un pari. Elle s'engage à prouver la non-autenticité d'un tableau représentant Adam et Eve accroché au mur du directeur de l'institut, Lord Forrester. Un tel exploit devrait suffire à certifier qu'elle a les connaissances et le cerveau pour être le fameux C. W. Marks, n'est-ce pas? Bien entendu, elle sait où trouver les preuves de ses allégations. Dans une correspondance, qui se trouve dans la maison de Dürer, le peintre allemand à qui l'on a (à tort, donc, selon Winn) attribué ledit tableau. (Vous me suivez toujours?)

 

Et Lord Forrester, donc, directeur de l'institut, accepte que la jeune femme prouve ses dires, mais lui octroie une escorte, au moins jusqu'à Douvres. En la personne de Jason. Qui s'apprête à épouser Sarah Forrester, la fille de Lord Forrester. Enfin, à faire sa demande, du moins. (non, non, je vous assure, c'est très simple) 

 

C'est ainsi que Winn se trouve à devoir parcourir l'Europe à la recherche de documents vieux de 300 ans, qui pourraient prouver ses allégations. En compagnie de Jason. Et bien entendu, ce qui s'annonçait facile et rapide prend une autre tournure quand Jason et Winn se retrouvent sur le mauvais bateau. Seuls.

Leur aventure ne fait que commencer...

 

 

C'est une vérité universellement reconnue que le degré de perfection des héros, et surtout du héros masculin, est un élément déterminant dans l'alchimie fragile qui se produit entre une romance et une lectrice. Et lorsque le héros est presque parfait, à une exception près, on se dit que quand même... il y a du potentiel.

 

Cela aurait pu mal se passer entre ce roman et moi. Parfois, un ou deux détails suffisent. J'aurais pu par exemple grogner sur le fait que l'auteure fait employer à des Allemands le terme Da pour dire oui. Alors peut-être que ma mémoire me fait défaut, peut-être que dans certains dialectes allemands et autriciens, Da signifie effectivement oui, mais pour moi, Da ne veut dire oui qu'en russe. Ça, ça aurait clairement pu m'embêter et gâcher mon plaisir. 

 

Sauf qu'avant cela, l'auteure m'avait totalement et parfaitement conquise. À la page 3. Quand j'ai pouffé de rire pour la première fois. Et à la page 5, quand j'ai franchement éclaté de rire (sous le regard surpris de l'Homme - et du reste de la rame de métro).

 

À partir de là, j'ai été totalement conquise et j'étais prête à pardonner beaucoup de choses à l'auteure (même que si parmi vous, il y a des germanistes plus avancés que moi et qui peuvent m'assurer que oui, en effet, Da peut bien être employé dans le langage parlé pour dire oui, j'en serais enchantée!). Même le rocambolesque un peu poussif et pas réellement crédible des aventures des héros. Même l'imperfection de Jason, son erreur de jugement, à un endroit précis, sa décision clairement mal avisée... Même l'entêtement de Winn, son aveuglement, qui m'ont à plusieurs reprises donné envie de la secouer.

 

Parce que face à tout cela, Follow My Lead nous offre une histoire d'amour sur fond de road trip sur les routes d'Europe des années 1820. Parce que Jason, Jason, Jason. Sa déclaration finale m'a totalement chamboulée, si vous saviez! Jason est un personnage masculin qui a tout du sexy man, attentif, attentionné, prévenant et protecteur. Et passionné. Et ROUX! Un véritable roux! Parce que l'auteur parvient à intégrer une référence au Mouron Rouge. Parce que même si j'ai eu envie de la secouer, Winn est une femme forte, une femme qui a décidé de prendre sa place et qui est prête à faire les erreurs qu'il faut pour l'assumer (même si elle est persuadée d'avoir raison). Parce que Follow My Lead (maintenant, rien que cette phrase me donne des frissons!) m'a rappelé, à bien des reprises, Homeport, et un de mes premiers coups de coeur pour un héros de fiction, avec Ryan Boldari. Parce que Follow My Lead introduit des personnages dont j'ai terriblement envie de lire l'histoire.

 

Parce que c'était lui, parce que c'était moi, ce roman, je l'ai beaucoup beaucoup aimé. L'alchimie a fonctionné, il m'a conquise, totalement.

  

Il va sans dire que je vais renouveler l'expérience avec Kate Noble. Ne serait-ce parce que l'autre roman que j'ai réservé à la bibliothèque est bientôt disponible. Et parce que ses autres romans mettent en scène les personnages secondaires de Follow My Lead (qui se trouve être en plein milieu de la série, chronologiquement parlant...).

 

Alors, la question qui se pose à présent est la suivante : le second roman confirmera-t-il la nouvelle chouchouitude de Ms Kate Noble ou au contraire, mettra-t-il un point final à notre histoire? La suite au prochain numéro! Stay tuned, folks!

 

Le billet de ma comparse de lecture, Princesse Tam-Tam...

 

FollowMyLead(Titre original) Follow my lead

Kate Noble

Publié dans Romances

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Bella 16/04/2012


Tu me donnes bien envie de le lire ! Je vais aller voir ça de plus près :-) J'aime les espions...


Par contre, je suis obligée de te décevoir. Jamais au grand jamais un germanophone utiliserait un "Da" pour un "oui", et je pense savoir de quoi je parle. Pour ce qui est des dialectes
autrichiens du fin fond d'un trou entre deux montagnes hors toute civilisation, je n'en jurerais pas, mais ça me semble quand même complètement farfelu...


En s'exclamant "Da !" cela veut dire "Là-bas !"... ou "Ici" quand on veut désigner quelque chose :-s

Cess 16/04/2012


C'est vrai que tu donnes envie mais bon c'est pas non plus en français j'imagine ?

Bella 16/04/2012


Eh bien je ne sais pas si en 1820 on disait Da...


Maintenant que je suis prévenue, ça ne me dérangera pas en lisant le livre je pense (ce qui aurait été le cas en découvrant ce Da pendant la lecture)