La dame blanche – Isabelle Major

Publié le par Pimpi

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Les amateurs de belles histoires en Nouvelle-France seront comblés par ce roman au parfum de mystère. Élisabeth, jeune orpheline fraîchement débarquée d’un pensionnat religieux français, raconte son arrivée dans la colonie en 1666, où, comme beaucoup d’autres jeunes filles de cette époque, elle se destine au mariage. Elle nous confie son histoire, ses pensées intimes et ses réflexions, rythmées par les saisons et les difficultés liées aux conditions climatiques. C’est dans une atmosphère chargée de suspense et de mystère autour de son époux, Rémy de la Roche, qu’Élisabeth tente d’apprivoiser sa nouvelle vie. Mais les indices troublants s’accumulent, les rumeurs circulent, une mystérieuse dame blanche fantomatique rôde la nuit autour du domaine, et le lecteur craint de plus en plus au fil des pages pour la sécurité de la jeune Élisabeth. Rémy de la Roche est-il un suppôt de Satan ? Élisabeth est-elle en danger entre les mains de ce mécréant ? Ou bien, comme elle en vient peu à peu à le croire, son mari est-il victime d’un complot ?

 

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Voici un roman dont j’ai eu connaissance par ma moitié, qui est toujours à l’affût des nouvelles sorties dans le journal et qui me tiens au courant… connaissant mon intérêt pour les romans historiques autour du thème des Filles du Roi et des premiers colons en Nouvelle-France, il m’a aussitôt informée de la sortie de ce premier roman. Il n’aura pas traîné sur mes étagères celui-ci, c’est le moins qu’on puisse dire !

 

Quel est mon avis ? Ma foi, je dirais que j’ai passé quelques heures plutôt agréables, que ce roman est bien plaisant, bien qu’un peu superficiel à mon goût…

 

Nous suivons donc l’histoire du point de vue d’Élisabeth, une orpheline bien décidée à faire un grand mariage en Nouvelle-France. Elle se l’est promis à elle-même, elle n’épousera rien moins qu’un grand seigneur. C’est qu’elle se sait jolie, voire magnifique, elle sait combien ses cheveux blonds sont beaux, et elle fait tout pour les entretenir. Parce qu’elle a trop souffert de la pauvreté depuis qu’elle est toute petite, elle s’est juré d’épouser un homme riche. L’amour ne lui importe pas autant que les belles robes et l’envie qu’elle suscitera chez les autres par sa position de Dame…

 

À peine débarquée en Nouvelle-France, elle cherche des yeux le seigneur du coin, mais ne tombe que sur un homme tout en noir, au visage sombre et fermé, qui ne cesse de la dévisager… il ne lui faudra pas longtemps pour apprendre que cet homme est, à son grand damne, le seigneur… toutefois, ainsi qu’elle l’avait prédit, sa beauté a subjugué cet homme étrange et un peu inquiétant et il la demande aussitôt en mariage. Fidèle à ses principes, Élisabeth accepte… « L’amour ne met pas de pain sur la table » et elle, elle veut du pain sur la table jusqu’à la fin de sa vie.

 

Peu de temps après le mariage, Élisabeth se rend compte que son mari, un homme extrêmement autoritaire, limite désagréable, est craint des gens habitant la seigneurie, qui l’accusent d’avoir commerce avec le diable. Peu après, elle aperçoit, au fond de son immense jardin, une apparition un peu surprenante...

 

Comme je le disais, c’est un roman plaisant, malgré les défauts que je lui trouve. Par certains aspects, le roman pourrait faire penser à Rebecca, voire Jane Eyre, sans en avoir le panache, la passion et la grandeur. L’aspect historique, qui constituait mon intérêt premier, passe au second plan, après l’étude des relations entre Élisabeth et son mari, homme très autoritaire qui, s’il est sombre, mystérieux et sait s’y prendre avec les femmes au lit, est bien loin d’un Rescator ou même d’un Rochester. J’ai également eu du mal avec l’héroïne, ce qui est un peu problématique puisque toute l’histoire est racontée par elle… en fait, si je comprends sa réaction et son désir de se marier parmi le beau monde pour échapper à sa pauvreté, j’ai moins apprécié son caractère superficiel. Même si ce personnage évolue au fil du roman, elle n’a pas vraiment réussi à me toucher…

La fin me semble rapide et pas assez développée, limite pas réellement crédible… j’avoue que le personnage de Rémy de la Roche reste encore un mystère pour moi et son revirement à la fin ne m’apparaît pas naturel…

 

Pourtant, je dois vous avouer que malgré ces reproches que j’ai à lui faire, j’ai vraiment passé un bon moment de lecture avec ce roman. Le style est fluide, l’histoire se lit bien et on se laisse emporter par l’envie de savoir de quoi il retourne. Parce que c’est un roman court (ce qui me semble toujours étonnant pour un roman historique, mais soit), le lecteur quitte les personnages au moment où il commence vraiment à s’attacher à eux, ce qui est bien dommage. Il aurait mérité quelques centaines de pages de plus et une utilisation plus poussée du fantastique, pour être un roman réellement emballant.

 

Un roman que j’ai bien aimé donc, malgré ses défauts. À vous de voir si vous souhaitez le lire, chers lecteurs !

 

 

(Titre original) La dame blanche

Isabelle Major

3,5 /5

Publié dans Romans historiques

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Commenter cet article

Karine :) 22/03/2010 19:50


Caro: elles dérapent sur le Rescator, là!!!  Le pirate dans Angélique!!!  Bon, je pense que je vais laisser tomber pour celui-ci!


Pimpi 22/03/2010 20:13


Je ne pense effectivement pas que ce serait de ton goût Karine!
Mais tu as raison, on divague sur le Rescator... quel homme, mais quel homme!


Caro[line] 22/03/2010 11:57


Je n'ai pas lu ton billet car je vais bien recevoir ce livre à la fin du mois. Mais ton comm et celui de Yueyin m'intrigue !! Il y a donc un sexy man dans ce roman ? :)


Pimpi 22/03/2010 20:09


En fait, non, il y avait du potentiel de sexy man mais qui ne s'est pas révélé à la hauteur de mes espérances, parce que quand on a connu Rochester et The Rescator, les hommes sombres et ténébreux
ont du souci à se faire... là, il ne leur arrive pas à la cheville, aussi doué soit-il avec les femmes (et apparemment, il l'est!!)


yueyin 20/03/2010 14:05


soupir le rscator quand même quel homme ;-) donc sympa mais pas transcendant celui-là :_))))


Pimpi 20/03/2010 14:30


ooooh, oui, quel homme! La concurrence est rude avec lui dans la partie! L'homme est bourru et ténébreux à souhait, mais il n'a pas la prestance ni le charme de notre pirate au coeur d'or!
Donc oui, c'est ça, sympa mais pas transcendant!