Le meurtre de Roger Ackroyd - Agatha Christie

Publié le par Pimpi

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Cela fait tout juste un an que le mari de Mrs Ferrars est mort. D'une gastrite aigüe. Enfin, c'est ce qu'il semble. Après tout, les symptômes de l'empoisonnement par l'arsenic sont presque les mêmes... Hier, Mrs Ferrars est morte à son tour. Une trop forte dose de véronal. Suicide ? Allons donc ! Elle était encore jeune et très riche... Et puis, aujourd'hui, Mr Ackroyd a été assassiné. Cette fois, le doute n'est pas permis. Mais pourquoi ? Bien sûr, Mrs Ferrars et Mr Ackroyd paraissaient fort bien s'entendre. Surtout depuis la mort du mari. Mais de là à dire... Non, ce n'est pas possible... En tout cas, ce n'est pas si simple...

 

 

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Dans la bibliographie de Dame Agatha, il est des romans qui vieillissent bien, des romans qui ne souffrent pas à la relecture. Des romans qui continuent à nous émerveiller, même à la dixième lecture. Des romans qui continuent de nous procurer des émotions fortes, à faire battre notre coeur d'anticipation, et ce, même si l'on sait exactement à quelle page le crime a lieu, à quelle page les indices se trouvent, même si l'on connait par coeur le pourquoi du comment.

 

Et puis, il y en a d'autres qui restent intéressants, par l'originalité de leur construction, par leurs personnages, mais qui, à la relecture, ne nous procurent pas le même plaisir. Ce fut exactement le cas pour moi, pour Le Meurtre de Roger Ackroyd.

 

Ce roman, je l'ai lu pour la première fois il y a un peu plus de 10 ans. Je me rappelle avoir été soufflée par la construction, par l'identité du coupable, que je n'avais bien entendu pas démasqué (je ne crois pas avoir réussi à démasquer un seul des coupables des dizaines de romans d'Agatha Christie que j'ai lus à l'époque). J'avais été totalement bluffée par l'ingéniosité du scénario.

 

Seulement voilà, dix ans plus tard, je ne me rappelais que l'identité du coupable et plus aucun autre détail. C'est donc sans trop savoir à quoi m'attendre en matière de ressenti de relecture que je me suis plongée, avec Karine, dans Le Meurtre de RA...

 

Pour pitcher rapidement, la narration est assumée par un tiers, comme c'est toujours le cas dans les enquêtes de notre détective belge préféré, Hercule Poirot. Ce tiers, en l'occurrence, est le Dr Sheppard. Un an avant les faits, le mari de Mrs Ferrars est décédé. Il y a peu de temps, Mrs Ferrars elle-même est décédée. Et puis, voilà que l'on appelle maintenant le Dr Sheppard pour lui annoncer que Roger Ackroyd, qui était son ami avant d'être son patient, est assassiné! Se rendant sur les lieux, le Dr Sheppard trouve le corps de son ami avec un poignard planté dans le dos... l'arrivée de Poirot dans le voisinage va lui permettre de résoudre l'énigme de l'assassinat de Mr Ackroyd.

 

Comme mon billet le laisse entendre depuis le début, je n'ai pas été aussi emballée par cette enquête de mon détective privé favori que je l'aurai pensé. Et je pense que cela vient pour une petite part du fait que je connaissais l'identité du coupable (j'utilise le masculin pour que ce soit plus facile, pas pour vous lancer sur une piste!!), ce qui a retiré une grande partie du piquant. Mais je pense que cela vient surtout que l'histoire en elle-même n'est, à mon sens, pas la plus palpitante ni la plus intéressante d'HP. J'ai relu Un meurtre sera commis le..., Mort sur le Nil et Le Crime de l'Orient-Express des dizaines de fois sans jamais me lasser. Non, là, l'histoire du meurtre de Roger Ackroyd ne m'a que moyennement intéressée. Le narrateur est plus ou moins intéressant, à mon sens, dans sa manière de raconter les événements. Les personnages, à l'exception peut-être de Caroline Sheppard, la soeur du narrateur, qui est très sympathique et très drôle dans ses manières, sa curiosité, m'ont paru, une fois n'est pas coutume, assez fades. Seul Hercule Poirot, avec son complexe de supériorité, sa suffisance et ses petites manipulations, ont rendu à l'histoire tout son intérêt. HP n'en finit pas de me faire rire, de m'émerveiller, de me bluffer, par ses réflexions, ses petites manies, ses défauts de prononciation. Je suis totalement en amour (mais en tout bien, tout honneur, of course) avec ce personnage, qui garde la première place dans mon coeur parmi tous les personnages d'Agatha Christie, et c'est bien ce qui a fait le sel de cette relecture!!

 

Une relecture donc un peu moins palpitante que ce que j'aurais aimé, mais un plaisir tout de même, grâce à Hercule Poirot...

 

Le billet de Karine, qui partage mon avis, je pense bien!!

 

Et tout ça...

 

TheUnicornAndTheWasp

 

 

LeMeurtreDeRogerAckroyd(Titre original) The Murder of Roger Ackroyd

(Traduction) Le meurtre de Roger Ackroyd

Agatha Christie

Publié dans Policiers et polars

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Commenter cet article

Titine 18/10/2011 11:35



J'avais très peur de ressentir la même chose que moi et je n'ai donc pas relu "Le meurtre de Roger Ackroyd". J'avais adoré le lire il y a 20 ans (ça ne me rajeunit pas tout ça..) et la
constrution m'avait épaté. Il faudra quand même que je tente de le relire pour savoir si je suis déçue ou non.



Pimpi 18/10/2011 15:19



J'étais tout comme toi, j'avais adoré à l'époque (ça doit faire 15 ans je pense), mais la relecture a été le coup de grâce...



maijo 17/10/2011 19:56



Ça fait des siècles que je n'ai pas relu de roman d'Agatha Christie. Là, vous me donnez sacrément envie, en fait.



Pimpi 18/10/2011 15:18



Agatha Christie, c'est une valeur sûre et beaucoup de plaisir presque à chaque fois!!!