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Autour de la Russie...

Mercredi 11 novembre 2009

Pour les tomes précédents de la trilogie…

Tatiana

Tatiana et Alexandre

Mes questionnements de lectrice concernant les éditeurs et les traductions

 


1946. Après avoir survécu au siège de Leningrad, après avoir surmonté la faim, la peur, la trahison et la séparation, Tatiana, Alexandre et leur jeune fils Anthony sont enfin réunis aux États-Unis d Amérique, le pays de tous leurs rêves. Ensemble, ils voudraient oublier la guerre et les horreurs du monde pour, peut-être, goûter un jour à leur part de bonheur.

Mais s'ils ont su traverser des épreuves tragiques, Tatiana et Alexandre doivent affronter un nouvel ennemi : le quotidien. Face aux souvenirs qui les rongent et aux difficultés nouvelles, peuvent-ils vraiment aspirer à reprendre le cours d une vie normale ? Leur amour pourra-t-il vaincre l'épreuve du temps ?

 

(quatrième de couverture française modifiée par mes soins… je trouve qu’elle en disait beaucoup trop)

 

 

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Voici donc mon billet sur le troisième et dernier volet de la trilogie Tatiana, que vous attendez avec impatience, je le sais…

Je vais être très franche avec vous chers lecteurs. Malgré l’amour inconditionnel que je porte au premier tome (voire au second, même si cet amour-là n’est pas inconditionnel), le tome 3, disponible en français sous le titre Inoubliable Tatiana et en anglais sous le titre The Summer Garden, ne m’a pas vraiment emportée comme l’avaient fait en leur temps les deux premiers volumes de cette saga russe.

 

A tel point que je suis bien embêtée pour en parler, je ne sais pas trop qu’en dire. Vous m’en voyez mortifiée, je vais essayer de faire de mon mieux pour vous concocter un billet au moins lisible !

 

Dans ce dernier volet, nous suivons donc la vie de Tatiana, d’Alexandre et d’Anthony, leur fils, aux Etats-Unis. Après la guerre et la recherche d’Alexandre dans les camps de prisonniers, Tatiana a réussi à ramener son mari avec elle dans son pays natal, auprès de leur fils.

 

À leurs côtés, nous parcourons le pays, nous les suivons dans la vie qu’ils tentent de se construire sur les ruines de leur passé. Mais il est difficile de vivre normalement quand on a connu la guerre, la faim, les camps de prisonnier… et le quotidien est un ennemi très redoutable.

 

Ce roman est un vrai pavé (plus de 700 pages écrites en tout petit, du moins dans mon édition… je ne serais pas étonnée que la version française soit, une fois encore, épurée). Il s’étend sur une bonne cinquantaine d’années, ce qui le rend riche de toute la vie de nos deux héros. Mais si je me suis laissée prendre à l’histoire, je n’y ai pas retrouvé l’émerveillement que je ressens à chaque lecture de Tatiana. Les personnages ont tellement évolué, tellement changé, depuis ce premier tome, que j’ai eu l’impression de lire une toute autre histoire, qui n’avait finalement que peu de rapport avec le début de la saga. Les relations sexuelles entre Tatiana et Alexandre prennent une place importante dans le roman, un peu trop, même, à mon goût, et en tout cas, beaucoup plus que dans les précédents opus, ce qui ajoute à l’impression de lire tout autre chose… (mais est-ce que cela vient du fait que j’ai lu les premiers tomes en traduction ?? Affaire à suivre)

 

Et voilà, chers lecteurs, quelques semaines après avoir terminé de le lire, je ne sais plus tellement qu’en dire… il s’agit pour moi d’un roman qui, s’il est agréable à lire, n’est absolument pas indispensable. On peut tout à fait s’arrêter à la fin de Tatiana et Alexandre, et se passer de le lire, on ne perdra rien de la beauté de cette passion qui nous a tant bouleversés… Dommage qu’avec un début aussi bouleversant, la fin ne soit pas à la hauteur… Heureusement, ça n’entame absolument pas mon enthousiasme pour le premier tome de la saga, que je vous encourage une fois de plus à lire (on ne répète jamais assez ce genre de choses !!).

 

Alors, chers lecteurs, précipitez-vous sur cette saga et si vous oubliez d’acheter le troisième opus, c’est pas grave !!!

 

 

The Summer Garden

Inoubliable Tatiana

Paullina Simons

3,5 /5

 

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Ce livre entre dans le défi Objectif PAL !!! Yeah !

 

Ah, et puis aussi dans le défi Lire en VO ! Re-yeah !

 

Par Pimpi
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Mardi 3 novembre 2009

Pour mon billet sur le premier tome de la trilogie, Tatiana, c’est

 


New York, 1943. Tatiana débarque de sa Russie natale, brisée par la guerre qui lui a arraché Alexandre, le père de son fils et l'homme de sa vie. Sans le petit Anthony, Tatiana n'aurait sans doute pas survécu à l'annonce de la mort d'Alexandre. Pour leur enfant, elle décide de se battre et d'entreprendre ce voyage vers une liberté sans bonheur. Et puis, dans le secret de son cœur subsiste le fol espoir qu'un jour, quelque part, elle retrouvera Alexandre. Alors quand elle apprend qu'il est toujours en vie, croupissant dans un camp soviétique, la jeune femme n'a plus qu'un but : sauver son amour. Même si, pour y parvenir, il faut laisser Anthony à New York et retourner se jeter dans la gueule du loup...

 

 

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Je serais complètement honnête avec vous chers lecteurs. Bien que j’aime vraiment beaucoup ce deuxième tome de la trilogie, pour beaucoup de raisons, il n’est pas pour moi le coup de cœur qu’a été, et qu’est toujours, Tatiana. Il ne fait pas battre mon cœur comme le fait Tatiana. Il ne suscite pas en moi les mêmes émotions. Mais je l'aime quand même d'amour.

 

Attention, spoilers.

Lorsque nous avons refermé la dernière page de Tatiana, nous avons laissé Tatiana en pleine fuite de la Russie, persuadée de la mort d’Alexandre.

 

Le deuxième tome reprend à peine plus loin. Tatiana a réussi à gagner les Etats-Unis, en embarquant clandestinement sur un navire à Helsinki. Enceinte jusqu’aux yeux du bébé d’Alexandre. Désespérée, tuberculeuse et souffrant d’une pneumonie.

En parallèle, le lecteur apprend ce qui est arrivé exactement à Alexandre, lorsque les hommes du NKGB sont venus le chercher…

 

Tatiana a mis au monde un fils. Un petit bout de chou qu’elle a choisi d’appeler du même nom que son père : Anthony Alexander Barrington. Elle va essayer de survivre pour lui. Et puis, un jour, quelque chose lui laisse croire qu’Alexandre n’est pas mort. Qu’il est peut-être quelque part en Russie, qu’il souffre, qu’il l’attend. Et elle décide d’aller le chercher.

 

Le roman entier alterne entre la vie de Tatiana et la vie d’Alexandre. On suit leurs souffrances, leurs peurs, leur désespoir. Et leur besoin de s’accrocher à un espoir, aussi mince soit-il.

 

J’ai vraiment aimé ce second tome, même s’il ne vient pas détrôner Tatiana. Sauf que la fin de Tatiana appelait une suite, inévitablement, car non seulement il laissait les héros dans une situation dramatique, mais en plus, il ne dévoilait rien du passé d’Alexandre. Ou si peu. Tatiana et Alexandre explore un peu plus son histoire et celle de ses parents. On y apprend le pourquoi du comment de ce qui fait qu’un jour, il a traversé la rue et s’est enchaîné à Tatiana pour la vie. Et c’est extrêmement intéressant.

 

D’un point de vue historique, ce roman nous explique les camps de concentration, les bataillons disciplinaires. Comment la guerre a fini par être perdue par Hitler. Comment les armées soviétiques ont été traitées par la Russie une fois la guerre finie. Le travail de la Croix Rouge Internationale dans les camps de prisonniers. Les centaines d’immigrants en Amérique, fuyant à tout prix leur pays en guerre et complètement dévasté. Des aspects dont on ne parle jamais dans les livres d’histoire. Des choses moches. La vie des soldats sur les champs de bataille, en première ligne. La douleur de devoir enterrer tous leurs camarades d’arme. Des images bouleversantes, il est vrai. On y apprend aussi comment beaucoup de communistes ont quitté l’Amérique pour vivre leur rêve en Russie et combien le réveil fut difficile une fois là-bas.

 

En résumé donc, j’ai aimé cette suite. Vraiment. Autant pour l’histoire de Tatiana et d'Alexandre que pour les enseignements historiques qu’elle m’a apportés. Une suite que je qualifierais presque d’indispensable, puisqu’elle répond à beaucoup de questions. Je ne pense pas que l’on puisse lire Tatiana sans lire Tatiana et Alexandre. Même si le lecteur ne se trouvera pas autant bouleversé par le second qu’il l’a été par le premier.

 

 

Tatiana and Alexander / The Bridge to Holy Cross

Tatiana et Alexandre

(je ne sais pas pourquoi, mais j'ai trouvé deux titres en anglais... j'ai ce roman en traduction et dans mon édition, on indique que le roman original s'appelle The Bridge to Holy Cross, mais partout ailleurs, je trouve Tatiana and Alexander... encore un point qui me laisse perplexe)

Paullina Simons

Robert Lafond

4,5 /5

Par Pimpi
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Samedi 24 octobre 2009

 

Leningrad 1941 : ces jours d'été sans fin, lorsque le soleil ne semble jamais se coucher derrière les splendides palais et les avenues grandioses qui parlent encore du temps où Leningrad était connu sous le nom de Saint-Pétersbourg...

C'est lors de cet été enchanté de ses 17 ans que Tatiana rencontre Alexandre, officier de l'Armée rouge, et en tombe éperdument amoureuse. Mais Alexandre est promis à la sœur aînée de Tatiana, Dasha. Résister à leur passion dévorante, leur passion impossible, sera bien plus déchirant que tous les dangers qu'ils devront affronter pour survivre à la guerre sur le point de précipiter leur ville dans l'horreur.

 

 

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Ce livre, je l’aime. D’ailleurs, je l’avais mis dans la liste de mes 10 livres préférés à vie pour le défi Blog-O-Trésors (je sais, je ne suis pas sensée lire les livres de ma liste, mais les livres que d’autres ont proposé…). C’est le premier tome d’une trilogie dont je n’avais lu que les deux premiers romans, le dernier n’étant pas encore disponible à l’époque. J’ai acheté le troisième tome il y a un an, presque, et je l’avais bien rangé dans ma PAL. Et puis, Karine a lu Tatiana, il y a quelques temps. Et elle a tellement aimé, j’étais tellement contente qu’elle aime (Karine :) était là quand j’ai lu son billet, elle pourra témoigner que j’étais folle de joie et que je sautais partout, en battant des mains comme une enfant), que j’ai eu une envie soudaine de le relire à mon tour… et la suite dans la foulée.

 

Je dois en être à ma quatrième ou cinquième lecture, mais à chaque fois, l’émotion me prend au cœur comme si c’était la première fois. Je sais exactement comment l’histoire va se terminer, mais j’ai peur, à chaque fois, comme si c’était la première fois, comme si je découvrais l’histoire de Tatiana et d’Alexandre pour la première fois… mais je m’emballe. Commençons par le commencement.

 

Nous sommes en 1941 à Leningrad. Le communisme fait rage, Staline contrôle le pays. C’est le jour où l’Allemagne rompt le traité de paix signé au début de la guerre. Tatiana a 17 ans et elle est encore insouciante. Elle ne se rend pas compte. Lorsque son père lui demande d’aller acheter à manger, elle ne pense pas que la guerre est si proche. Elle va acheter une glace, plutôt. Tatiana aime lire et manger des glaces. En attendant le bus, son regard croise celui d’un officier de l’Armée rouge. C’est le coup de foudre des deux côtés. Alexandre n’a d’yeux que pour Tatiana. Entre eux, c’est fort, c’est puissant. Mais, ainsi que Tatiana l’apprendra plus, Dasha, sa sœur, est amoureuse du bel officier. Elle l’a rencontré il y a peu. « Des hommes, il y en aura toujours, une sœur, on n’en a qu’une. » De toute leurs forces, pour ne pas faire de peine à Dasha, Tatiana et Alexandre vont s’efforcer de ne pas s’aimer, de ne pas se voir. Mais un amour aussi fort, aussi beau, aussi grand, ne peut pas se plier aux volontés des autres.

Puis, ce fut la guerre. Et Leningrad fut assiégée. La faim, le froid, les morts, les bombardements. Le rationnement, la quantité de pain qui diminue chaque jour. La douleur de ne pouvoir même pas enterrer ses morts, de devoir les laisser sur le trottoir, parce qu’on n’a pas la force de les porter. Le scorbut. Et au milieu de tout ça, l’espoir. Parce que sans espoir, on ne peut pas survivre.

Et l’amour de Tatiana et Alexandre. Un amour plus fort que tout, plus fort que la guerre, plus fort que le froid et la faim, plus fort que la haine et la vengeance… plus fort que la mort…

 

Ce roman est beau, il est fort, il me tire quasiment des larmes à chaque fois que je le lis. Cette histoire d’une passion impossible, sur fond de guerre, la Russie à feu et à sang, le courage d’une petite bonne femme de 17 ans, qui devra tout supporter pour voir sourire sa sœur, qui endurera toutes les souffrances dans l’espoir de sauver sa famille, jusqu’au pire, est tout simplement merveilleuse. Comme à chaque fois que j’ai un gros et grand coup de cœur pour un roman, je ne sais pas trouver les mots pour vous dire combien j’aime ce livre. Parce qu’il représente tout ce qui me fait vibrer dans un roman, que c’est un roman historique, un roman d’amour et un roman d’aventure. Parce que c’est lui, tout simplement…

 

Et puis, il parle de la Russie, ce pays que j’aime d’amour, de loin. C’est la raison pour laquelle je l’avais acheté à l’origine. Parce que c’était la Russie, parce que c’était un roman historique, parce que c’était une belle histoire d’amour… je n’ai pas été déçue et c’est pour ces mêmes raisons que je le relis encore et toujours…

 

Je ne peux pas vous dire mieux, chers lecteurs, que de le lire… sans retenue.

 

 

The Bronze Horseman

Tatiana

Paullina Simons

5 /5

 

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La trilogie :

The Bronze Horseman – Tatiana

The Bridge to Holy Cross / Tatiana and Alexander – Tatiana et Alexandre

The Summer Garden – Inoubliable Tatiana

 

Par Pimpi
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Vendredi 25 septembre 2009



Un paysan appelé Vania poussait une barque entouré d'enfants. Il est mort d'un arrêt du coeur, là, quelque part dans l'herbe. Les enfants ont grandit en exil, sous d'autres nationalités. Ils sont devenus français, anglais, américain. La plupart ne sont jamais revenus en Russie.

 

 

 

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Depuis que j’avais lu le billet de Rory sur ce roman, je le cherchais. J’ai finalement pu le trouver en bouquinerie il y a peu de temps et comme vous le voyez, il n’a pas fait un long séjour dans ma PAL !

 

De quoi est-il question dans ce roman ? Ça ne va pas étonner grand monde… de la révolution russe, au moment de l’assassinat de Raspoutine et plus tard du Tsar, au moment où le peuple russe, sous l’égide de Lénine, se rebelle contre l’aristocratie, les propriétaires terriens. C’est la guerre, à cette époque, l’Allemagne est opposée à la Russie. Nous sommes en 1916.

Mais le roman ne commence pas ainsi.

Marie Belgorodsky, femme qui fait peu cas de son passé, est contactée un jour par un homme russe, un certain Vassili Vassiliev, qui lui dit avoir connu sa grand-tante et son grand-oncle, et qui demande à la rencontrer. La jeune femme se rend à contrecœur au rendez-vous, bien décidée à écourter la visite. Mais voilà. Le vieil homme lui tend un journal intime, appelé Livre du Destin, et lui parle de son grand-oncle, Adichka Belgorodsky, prince russe, et de sa femme, Nathalie, sa grand-tante, donc. Et là, sans s’en rendre compte, son passé s’offre à elle. Elle, si prête à oublier ses origines, se découvre curieuse de connaître cette famille dont elle a si peu entendu parler et qui a dû s’enfuir de Russie pour ne pas être massacrée.

Et ainsi, à travers le journal de ce prince russe, à travers des témoignages de policiers et magistrats, on assiste à la montée du communisme de l’intérieur. On comprend la peur et la détresse de ceux qui devaient se battre pour survivre dans cette période de troubles. On se laisse emporter par le portrait de cette époque, qui, bien que romancé, n’en est pas moins réaliste. On souffre avec les personnages de l’impuissance de tous. La machine est lancée, il faut qu’elle aille au bout…

 

J’ai aimé, chers lecteurs, voire adoré.

Pourtant, au début, j’ai eu du mal à entrer dans ce roman. Je ne lisais que par petits bouts et la construction du roman, en chapitres courts, comme autant de petites scènes extraites du quotidien de cette famille de l’aristocratie russe, parfois sans lien direct les unes avec les autres, si ce n’est de nous faire vivre par petites touches, comme des polaroïds, la révolution russe, cette construction, donc, disais-je, ne me facilitait pas la tâche. Mais plus tard, j’ai pu me plonger dedans pour de vrai, et là, j’ai complètement accroché…

 

Je disais donc que la narration se fait par chapitres courts, qui nous dévoilent par petites touches la famille Belgorodsky. Mais elle est également entrecoupée d’extraits du journal d’Adichka, et, vers la fin, une fois que le journal a pris fin, complétée par de courts rapports rédigés par des magistrats et des témoins des événements, comme un dossier (une construction que j’aime beaucoup, chers lecteurs, car elle permet de reconstituer soi-même l’histoire à partir de différents témoignages).

 

C’est un roman touchant et poignant, qu’il faut indéniablement relire pour en saisir toute l’ampleur. Un roman que toute personne qui aime la Russie aimera forcément. Le style est simple, sans fioriture. L’auteur ne cherche pas à faire pleurer dans les chaumières. Mais c’est justement cette sobriété qui le rend si fort… une auteure que je relirai, je pense, et une très très belle découverte !

 

Une poignée de gens

Anne Wiazemsky

Poche

240 pages

4 /5

 

 

 

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Ce livre a été lu dans le cadre du défi Objectif PAL, 5/126.

 

Par Pimpi
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Mercredi 18 février 2009

Après avoir passé toute son enfance à beaucoup s’amuser et peu étudier, le jeune Pierre Griniev, depuis toujours destiné à devenir officier de la garde à Saint-Pétersbourg, est expédié par son père, qui redoute pour son fils la vie dissipée de la capitale, dans la forteresse lointaine d’Orenbourg. Désespéré (parce que le jeune homme espérait bien justement vivre cette vie de plaisir à Saint-Pétersbourg), Griniev part en compagnie de son vieux précepteur et serviteur, le serf Savelitch.

Sur le chemin, il rencontre un vagabond qui l’aide à retrouver son chemin dans la brume de la nuit. Pour le récompenser, il lui fait cadeau, contre le gré de Savelitch, d’une pelisse en peau de lièvre. Une fois arrivé à Orenbourg, il apprend sa mutation à Biélogorsk, un village perdu, loin de tout. Là, dans cette vie monotone il s’éprend rapidement de la fille de son Capitaine, Maria. Peu de temps après, Pougatchev, un évadé rebelle, commence à rassembler une armée et cherche à s’emparer de la région (s’il pouvait même avoir le pays entier, ça lui plairait bien). C’en est fini de la tranquillité de Pierre Griniev. Son histoire personnelle va rencontrer l’Histoire et il devra se battre contre tous pour sauver celle qu’il aime, au péril de sa vie…

 

Pour vous parler de ce roman, il faut que je commence par une petite anecdote. Ce livre, j’avais le pressentiment que j’allais l’aimer. Je ne voulais donc pas l’emprunter à la bibliothèque. Un jour, j’avais une heure à perdre avant d’aller rejoindre mes collègues pour un souper d’entreprise et je me baladais tout à fait par hasard dans les rayons d’une bouquinerie très connue de Montréal. Et là, je tombe sur La Fille du capitaine de Pouchkine. « Chouette », me suis-je dit !! En plus, il ne coûtait vraiment pas cher. Donc je l’ai pris. La couverture indiquait qu’il s’agissait d’une « Nouvelle approche » et la quatrième de couverture expliquait qu’il s’agissait d’une nouvelle manière d’aborder les textes intimidants… avec ma mémoire de poisson rouge, je ne me souvenais plus de l’édition de Lilly, qui en a parlé il n’y a pas si longtemps. Bref, sans tergiverser plus longtemps, j’ai pris le livre (j’arrive bientôt à la chute de l’histoire, ne partez pas encore).

Il y a de cela quelques jours, j’étais à la recherche de livres courts à lire en attendant de commencer un certain pavé et je voulais lire un livre de mon challenge ABC Classique, que j’avais un peu délaissé. J’ai donc commencé La Fille du capitaine, qui me semblait suffisamment court. Et pour cause !!!

Au bout de trois ou quatre page, je commençais à bien entrer dans l’histoire quand je suis tombée sur le signe maudit : […] !! Horreur, malheur ! Je m’y suis arrêtée un instant et je n’ai pas voulu y croire au début. Mais il s’est répété, une fois, deux fois, trois fois… là, j’ai été forcée de regarder la vérité en face… Nouvelle approche signifiait en fait Texte abrégé !!! Alors voilà, j’ai continué de lire le livre quand même mais je ne pouvais pas m’empêcher de mettre en doute la traduction, de me demander ce qui avait été enlevé, coupé, j’avais l’impression d’un complot visant à m’empêcher de découvrir les mystères du roman… bref, du coup, je suis un peu passée à côté.

 

Et pourtant, Dieu sait que j’ai aimé l’histoire ! À mi-chemin entre le roman historique, le roman d’aventure et le roman d’amour, ce livre avait tout pour me plaire. Un héros courageux et amoureux, prêt à tout pour sauver sa belle et l’honneur de celle-ci, des faits historiques avérés et cette chère Russie qui me fascine tant ! J’ai aimé le style de l’auteur aussi, du moins si la traduction a bien respecté le style… ce que j’ai mis en doute à maintes reprises. J’ai tout de même trouvé que la belle fille du Capitaine aurait pu avoir un peu plus de personnalité, mais là encore, je me demande ce qu’il y avait dans les passages coupés et ce que j’ai loupé des descriptions… Bref, j’ai aimé ce que j’ai lu mais j’ai passé mon temps à remettre mes impressions en question alors voilà… tout ça pour vous dire que je ne peux pas parler de ce livre maintenant. Je vais devoir le relire. Plus tard. Et je vais rester à bonne distance des Nouvelles approches dorénavant !!

 

Ce livre (ou plutôt ce long résumé) a été lu dans le cadre de mon Challenge ABC Classique 2009

Par Pimpi
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