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Policiers et polars

Lundi 28 septembre 2009

 

 

Comment lancer un dard empoisonné ? Avec une sarbacane, évidemment, comme le font les Indiens d'Amérique du Sud. Mais, si l'on n'a pas de sarbacane sous la main, n'importe quel tube fera l'affaire. Une flûte par exemple. Ou un fume-cigarette, s'il est assez long. Et même une pipe kurde en terre cuite... pourquoi pas ?

Oui, un quelconque tuyau conviendrait... Voilà qui est bien ennuyeux... Parce que, dans ce cas, tous les passagers sont suspects. N'importe qui dans l'avion peut s'être débarrassé de Mme Giselle de cette façon si particulière. Quelle drôle d'idée, tout de même ! Il y a tant d'autres moyens plus discrets de tuer quelqu'un !

 

 

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Si je vous dis que j’ai eu envie de lire ce roman à cause du Docteur, ça vous étonne ? Ça ne se voit peut-être pas, puisque je n’en parle pas beaucoup, mais je suis totalement accro à la série Doctor Who. Si je vous dis qu’en plus à une époque de ma vie, je lisais beaucoup de romans d’Agatha Christie, cela ne vous étonnera pas que j’ai eu envie de lire ce roman !

 

Mme Giselle a été assassinée par une fléchette empoisonnée, telles que celles qu’utilisaient les Indiens D’Amérique, dans un avion qui reliait Paris à Londres. Le coupable ne peut être qu’un des passagers, c’est indéniable, mais qui aurait pu vouloir tuer cette dame ? Hercules Poirot, lui-même passager de ce vol fatidique, en fait une affaire personnelle…

 

Bon, première constatation, pour celles et ceux qui se posent la question, le roman n’a ABSOLUMENT RIEN À VOIR avec l’épisode du Docteur en question, The Wasp and the Unicorn. Cela n’a absolument pas joué en sa défaveur, soit dit en passant. Mais maintenant que ce point qui soulevait la curiosité de tous a été éclairci, essayons de parler du roman.

 

Fidèle à elle-même, la reine du roman policier a mis au point un assassinat qui semble impossible à exécuter et si bien orchestré qu’à moins de s’appeler Hercules Poirot et de savoir faire travailler ses petites cellules grises, il est vraiment difficile d’en trouver la solution. N’est pas fin limier qui veut !!! La psychologie, voilà la clé du mystère ! Une fois encore, Hercules Poirot va tenter de se détacher des apparences pour voir comment le crime s’est produit. Nul besoin pour lui de courir partout, quelques détails, quelques coups de fil et un voyage à Paris ont confirmé sa théorie et hop ! Une affaire rondement menée ! Je ne vous dirai rien de la teneur de son enquête, ni des personnages, de l’intrigue, et encore moins du pourquoi et du comment, parce que je pense qu’un roman d’Agatha Christie se découvre à la lecture et à la relecture. Pas par les résumés et commentaires des autres lecteurs…

 

Agatha Christie est vraiment douée. Cela faisait longtemps que je n’avais lu un roman d’elle et c’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé Hercules Poirot, comme si je l’avais quitté hier et non il y a presque 5 ans. C’est un personnage que j’ai toujours beaucoup aimé et que je trouve excellentissime. Je ne me lasse pas de lire ses enquêtes et celle-ci n’a pas fait exception à la règle ! Certes, La Mort dans les nuages n’est pas un des meilleurs, mais il n’en reste pas moins extrêmement plaisant à lire !!

 

Je n’épiloguerai pas pendant des heures. Le nom de l’auteur se suffit à elle-même. Agatha Christie est la reine du roman policier et pour moi, elle n’a pas encore été détrônée… Et vous, chers lecteurs ? Qui est votre auteur de romans policiers favori ?

 

 

Death in the clouds

La Mort dans les nuages

Agatha Christie

4,5 /5



(la couverture n’est pas celle du roman que j’ai, mais je crois bien que c’est celle utilisée dans l’épisode du Docteur alors je n’ai pas pu résister à l’envie de vous mettre celle-ci !!!)

 

 

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Ce livre a été lu dans le cadre du défi Objectif PAL, 6/126

Par Pimpi
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Vendredi 19 décembre 2008

À Crimes à la demande, la petite librairie spécialisée en littérature policière dont a hérité Annie Laurance après le décès soudain de son oncle, le meurtre n’est plus seulement affaire de littérature. Elliot Morgan, écrivain peu scrupuleux, s’apprêtait à dévoiler les petits secrets de tout le monde quand il a été assassiné lors d’une session des Habitués du dimanche soir, qui réunit les écrivains de l’île de Broward’s Rock, en Caroline du Sud.

Alors qu’elle se retrouve le premier suspect de la police dans cette histoire sordide de meurtre en chambre close, Annie décide de mener elle-même l’enquête avec son ami et prétendant Max Darling (avec un nom comme ça, cet homme peut prétendre au titre de sexy man). Au péril de sa vie…

(Traduction trèèèès libre de la 4è de couverture)

 

 

J’avais déjà lu ce roman en début d’année et j’avais passé de bons moments. Toutefois, l’occasion de poursuivre la série ne s’était pas présentée, car les livres sont plus vraiment faciles à trouver maintenant (les premiers du moins) et je n’avais pas accès à une bibliothèque à l’époque. Un récent billet de Goelen m’a donné envie de m’y replonger et j’ai décidé de relire celui-ci avant de continuer la série (il semble que ma bibliothèque ait une bonne partie des opus suivants … mais il va sans doute falloir que je saute quelques tomes – je sais oui, c’est terrible).

 

Death On Demand, dont le titre en français est Meurtre en librairie, est un petit roman policier sans prétention, du genre plutôt « cozy », d’après ce que j’ai lu sur Internet. « Cozy », en littérature policière (toujours d’après mes recherches) signifie qu’il n’y a pas tellement de sang qui coule ni de scènes gores. Et en effet, ce roman s’adresse plutôt aux modérés, à ceux qui préfèrent les romans à la Agatha Christie plutôt que les policiers avec des cadavres sanguinolents à toutes les pages… et c’est tout à fait le genre de policier que j’aime. Il faut savoir qu’à une époque de ma vie, j’ai lu beaucoup de romans d’Agatha Christie et que j’adoooore Hercule Poirot et Miss Marple. Ce roman, bien qu’il reste quand même derrière Agatha Christie en termes de qualité, est tout à fait dans la même veine et regorge de référence aux romans de la grande dame anglaise.

 

Dans ce premier opus d’une série qui en compte pour le moment 18, il est question d’un meurtre en chambre close (ou presque). Plusieurs protagonistes sont réunis dans une pièce, la lumière s’éteint et quand elle se rallume, celui qui s’apprêtait à faire des révélations sur tous les autres est mort. Seule une des personnes présente a eu l’opportunité de perpétrer ce crime. Donc, pour trouver le criminel, et en même temps se disculper elle-même, Annie va devoir enquêter sur le passé de chacun et découvrir qui avait un mobile.

 

C’est donc une lecture que j’ai beaucoup aimé, chers lecteurs, les deux fois. Je suis bien décidée à poursuivre la série en lisant ce que propose ma bibliothèque et j’essaierai de trouver les autres un de ces jours. Alors certes, comme je l’ai dit, ce n’est pas un roman transcendant, ni même révolutionnaire, mais je ne pense pas qu’il ait la prétention d’être l’un ou l’autre. À mon sens, ce roman est plutôt un hommage à la littérature policière de tous les temps. N’y cherchez pas des individus retors et un suspense psychologique haletant, vous n’en trouverez pas. Mais vous y trouverez des personnages qui ont tous des cadavres dans leurs placards au sens (presque) strict du terme, une enquête telle que les menait Miss Marple, qui n’implique pas forcément d’aller aux quatre coins du monde, mais simplement de se renseigner sur le passé des gens et d’étudier, comme le faisait Poirot, la psychologie du meurtre pour découvrir celle du meurtrier et le démasquer.

 

Cerise sur le gâteau, la librairie représente à mes yeux la librairie idéale, celle que j’ai toujours rêvé de posséder un jour. Une librairie avec des habitués, où tout le monde se connaît. Annie y organise des énigmes : des scènes tirées de romans policiers sont peintes par les artistes de l’île. Celui qui trouve de quels livres sont inspirées les scènes remporte un roman gratuit. Pas mal, non ? Et puis, il y a les Habitués du dimanche soir, des écrivains qui se réunissent chaque dimanche soir pour discuter.

 

Et enfin, la chantilly (ou la crème pâtissière, au choix) en plus de la cerise…. Ce roman est bourré de références à la littérature policière ! Pour qui est amateur, il faut absolument le lire avec son carnet à la main car il y a une quantité impressionnante de références aux classiques comme Agatha Christie, Ruth Rendell, pour ne citer qu’elles. Et ça, c’est extra ! Toutes ces références ! Bon, si je suis totalement honnête, je devrais avouer que je n’en connais pas la moitié, ma culture en littérature policière étant quand même très limitée (et pourtant, j’aime beaucoup ce genre !!) mais ça ouvre quand même beaucoup de pistes de lecture pour ceux et celles qui ont envie de se plonger dans les romans policiers !!

 

Alors, chers lecteurs, qui parmi vous aime la littérature policière ? Qui a envie d’un bon petit roman policier pour lire au coin du feu, à la lumière des guirlandes de Noël, en attendant sagement que le Père Noël passe ?

 

Par Pimpi
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