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Quête d'éternité (Filles de lune #4)  - Elisabeth Tremblay

Relecture presque finie, je vais pouvoir lire le dernier tome.

 

 

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16/06/2012

Bon, l'été a fait son apparition dans nos lointaine contrées!

Et j'ai perdu le contrôle de ma PAL alors que je n'achète pas de livres.

Cherchez l'erreur... :D

 

 

 

 

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Jeudi 4 mars 4 04 /03 /Mars 18:00

NorthAndSouth


Nord et Sud étudie la nature de l’autorité sociale et de la soumission religieuse et décrit de manière très précise le rôle des femmes de la classe moyenne dans la société du 19è siècle. Avec l’histoire de Margaret Hale, une jeune femme du Sud qui part habiter dans une petite ville industrielle du Nord de l’Angleterre, Milton, E. Gaskell explore avec tout le génie qui la caractérise les problèmes liés à l’opposition des classes et des sexes, l’amitié de Margaret pour les employés de l’usine de coton se retrouvant en conflit avec son intérêt grandissant pour le propriétaire de la manufacture, John Thornton.

 

(traduction personnelle de la présentation de l’éditeur)

 

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North and South est dans ma PAL depuis plus d’un an. J’en ai toujours entendu beaucoup de bien, mais on m’a aussi beaucoup dit que certains passages n’étaient pas évidents. Le parler des gens du Nord mis en scène dans le roman a apparemment fait souffrir plus d’une lectrice assidue et je dois avouer que ça me freinait un peu… Alors histoire que ce soit plus facile, j’ai commencé par regarder la formidable minisérie de la BBC, avec notamment Richard Armitage dans le rôle de John Thornton (et, remarque des plus constructive, il est à tomber par terre dans ce rôle ! Et sûrement dans bien d’autres rôles aussi ! Swoon !), Daniela Denby-Ashe dans le rôle de Margaret Hale (mais ouiiiiii, vous savez, elle incarne Philoctetes dans l’épisode de Torchwood Greaks bearing gifts) et Brendan Coyle dans le rôle de Higgins (lui aussi, absolument merveilleux). Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs et revenons au roman.

 

J’ai donc vu la minisérie et ça a été un tel coup de cœur que j’ai (presque) aussitôt lu le roman. Comment vous exprimer, chers lecteurs, l’effet que ce roman m’a fait ? Je crains de ne trouver les mots. Pour vous donner une idée, il m’a fait le même effet que Mansfield Park quand je l’ai relu il y a quelques mois… Dès les premières pages, dès les premiers mots, j’ai su… j’ai su que ce livre et moi, c’était pour la vie. Je n’avais pas encore fini de le lire que j’avais déjà en moi cette envie irrésistible de le relire. Encore et encore.

 

L’histoire met en scène la vie de Margaret Hale, une jeune femme d’à peine 20 ans, dont le père est pasteur dans une ville du Sud de l’Angleterre, Helstone. Suite à un tournant dans la doctrine de l’église à laquelle il appartient, Mr Hale remet en question son état même de pasteur et démissionne, imposant par là même à sa famille un déménagement vers le Nord, loin de tout souvenir douloureux de leur vie « d’avant ». C’est ainsi que lui, sa femme et sa fille commencent une nouvelle vie à Milton, ville manufacturière vivant de l’industrie du coton. Mr Hale y occupe les fonctions de précepteur privé. Commence alors pour Margaret le début de son apprentissage de la vie. Elle devra revoir ses opinions au contact des habitants de Milton et surtout grâce à trois personnes : John Thornton, manufacturier, self–made man, envers qui Margaret ressent une hostilité immédiate, et la famille Higgins, Nicholas, le père et Bessie, la fille, ouvriers tous deux…

 

Ce résumé rapide que je viens de vous faire est loin de traduire la richesse du roman, notamment sur le plan social. Une des forces de N&S, ce sont ses personnages. Ni tout à fait blancs, ni tout à fait noirs, Elizabeth Gaskell nous dépeint des personnalités complexes, en constante évolution, et qui se remettent en question. Tous ont des qualités et des défauts et tous devront revoir leur jugement, mettre de l’eau dans leur vin, pour vivre en bonne entente les uns avec les autres. Certains, comme Margaret, auront plus de chemin à faire que d’autres, parce qu’ils partent de plus loin. D’autres, comme John, laisseront entrevoir une personnalité plus complexe que ne le laissent penser les apparences. Roman d’apprentissage tournant surtout autour de Margaret, North and South est également un roman social, dans lequel E. Gaskell aborde, bien que relativement superficiellement, les problèmes des ouvriers : les conditions de travail, souvent à l’origine de maladies graves, voire mortelles dans la classe ouvrière, le faible niveau des salaires, les grèves pour obtenir plus, et leurs conséquences, bref, le quotidien d’un ouvrier.

 

Et à côté de ces aspects psychologiques et sociaux, il y a l’amour, entre Margaret et John, surtout (oui, je les appelle par le petit nom… après tout, nous avons passé deux semaines ensemble, eux et moi). Un amour qui va demander des concessions, qui va demander des évolutions, tant de la part de Margaret que de celle de John. Cette histoire d’amour est belle parce qu’elle unit deux personnes qui n’ont vraiment rien en commun et qui vont devoir transcender leurs différences pour se rapprocher. Margaret est celle qui aura le plus de chemin à faire, surtout à cause des préjugés qu’elle entretient à l’endroit de John. Et les préjugés ayant la vie dure, il lui faudra du temps, beaucoup de temps, pour ouvrir les yeux. Face à elle, le lecteur peut observer l’évolution de l’amour de John pour Margaret. Car si l’on suit le point de vue de Margaret tout au long du roman, celui de John est également présent, entrecoupant le récit de la vie de Margaret pour centrer l’histoire sur son cheminement de pensée. C’est ainsi que l’on peut suivre l’évolution parallèle des personnages. John Thornton est un personnage fascinant. Il n’arrive pas très loin de Darcy dans mon palmarès (mmmm, la prestation de Richard Armitage n’y est peut-être pas pour rien !!). Il est fier et orgueilleux, et en même temps attendrissant et émouvant. Son amour pour Margaret est inévitable et plus il cherche à se convaincre qu’elle n’est pas pour lui, plus il l’aime. Malgré les défauts et l’air hautain de la jeune femme, en dépit de ses préjugés, il ne peut s’empêcher de l’aimer, jusqu’au bout, même lorsqu’il croira qu’elle… mais non, je ne le dirai pas.

 

L’amour filial et l’amour fraternel ont également une place très importante dans le roman, notamment avec la relation quasi-fusionnelle qui unit John et sa mère, qui l’a toujours soutenu tout au long de sa dure ascension professionnelle et celle moins développée, mais tout aussi essentielle, qui unit Margaret à son frère exilé…

 

Je n’ai pas l’intention de vous faire un exposé sur le roman, ne craignez rien, chers lecteurs… il se trouve que j’aurais des choses à en dire, étant donné que je passe tout mon temps sur les fora consacrés à N&S de The Inn at Lambton, à lire ce que les unes et les autres ont à dire sur le roman et sur les personnages et jamais je ne m’en lasse !

 

Ai-je réussi à vous faire comprendre pourquoi j’aime ce roman ? Peut-être pas. Les mystères des coups de cœur sont plutôt impénétrables. Le fait que j’ai passé presque deux semaines à vivre avec les personnages, que je me sois autant attachée à eux, a joué dans mon ressenti. Je me sentais juste bien dans ce livre, je n’avais pas envie d’en sortir. Comme si j’étais chez moi… un sentiment assez troublant, mais que j’aime. Une sensation qui fait que j’ai toujours besoin de quelques minutes pour revenir à la réalité quand je quitte le livre. Pour me rappeler où je suis, qui je suis, ce que je fais…

 

North and South est un roman incontournable, chers lecteurs. C’est le second roman que je lis d’E. Gaskell et une fois de plus, je suis conquise, totalement conquise, par sa plume, par ses histoires, par ses personnages. Deux autres romans d’elle m’attendent dans ma PAL : Cranford et Mary Barton… seront-il des coups de cœur, à l’image de W&D et N&S ? Affaire à suivre, chers lecteurs…

 

NorthAndSouth(Titre original) North and South

(Traduction) Nord et Sud

Elizabeth Gaskell

5 /5

 

 

Pour la petite anecdote, ce roman est paru dans le journal de Dickens, en feuilleton, donc. Mais il semble que Charlie, comme l’appellent certaines fans que je ne nommerai point, ait été un peu pressant. EG a donc dû « bâcler » un peu la fin pour la publication en feuilleton et a décidé de remanier l’histoire pour la publication en roman… La fin est d’ailleurs le seul reproche que je ferai au roman. Parce qu’elle est magnifiquement belle, John y est absolument craquant, mais elle est trop courte. Bien trop courte…

 

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Parlons rapidement de l’adaptation de la BBC, maintenant chers lecteurs, si vous le voulez bien.

 

DVD

Les adaptations de la BBC sont vraiment excellentes. Je n’ai encore jamais eu affaire à une mauvaise adaptation (le fait que je n’en ai pas vues beaucoup joue peut-être, soit dit en passant). Mais là, je dois dire qu’avec North and South, ils ont fait fort. La musique, les décors, l’ambiance, les acteurs, tout concourt à faire une minisérie vraiment excellente.

 

Cette adaptation est donc série en quatre épisodes d’une heure chacun, dotée d’acteurs tout simplement merveilleux.

 

Look back at me

Richard Armitage incarne un Thornton magnifiquement fier et orgueilleux (ce qui me fait dire qu’il aurait été un parfait Darcy aussi), mais avec un regard bleu très profond, très expressif, une voix grave et suave qui personnelle m’a chavirée, et une contenance, une attitude parfaite. Capable du regard le plus noir tout comme du regard le plus tendre, RA est réellement un excellent acteur, le fait qu’il soit séduisant en diable n’ôtant rien à son talent, au contraire…

 

Margaret

Face à lui, dans le rôle de Margaret, Daniela Denby-Ashe, qui, pour les fan de Torchwood, a incarné Philoctetes dans l’épisode Greeks breaing gifts. Resplendissante. Elle est simplement resplendissante. Les expressions de son visage, son mantien, son regard, elle parvient à retranscrire toutes les émotions de Margaret, de la peine à la joie, d’une manière très juste et parfaitement crédible. J’aime aussi beaucoup sa voix, posée, calme, claire…

 

Higgins

Brendan Coyle incarne Higgins. Un personnage central, essentiel dans l’histoire. Et je sais que je vais me répéter, mais les producteurs ne pouvaient pas mieux choisir pour ce rôle ! Les scènes qui l’opposent à John Thornton font partie des plus belles de l’adaptation, parce que ce sont deux acteurs formidables. Je ne le connaissais pas avant ce rôle, mais je suis contente de l’avoir découvert parce qu’il est tout simplement parfait !

 

Mrs Thornton

Sinead Cusak incarne Mrs Thornton, la mère de John. Possessive, exigeante envers les autres, elle est comme une lionne prête à défendre son fils. Souvent froide et hautaine dans le roman, Sinead Cusak a parfaitement réussi à traduire ce mélange d’amour inconditionnel pour son fils et sa rage de le voir heureux. Elle aussi, elle est merveilleuse dans ce rôle !

 

Les dialogues, bien que légèrement différents du roman, ont beaucoup de force et certaines phrases, notamment celles prononcées par John, sont déjà cultes… Je me retiens de ne pas vous les dévoiler toutes… mais quelle force dans les mots, dans les intonations des acteurs ! Je ne crois pas que l’adaptation contienne de dialogues qui n’aient pas leur force et leur importance.

 

Et cette fin… la scène de fin est simplement…. Magnifiquement romantique. Depuis que je l’ai vue, je passe une partie de mes pauses déjeuner sur Y**t*** à la revoir encore et encore… Différente certes de celle du roman, elle n’en est pas moins… swoooooon ! La lumière, les voix, les regards des acteurs, l’aspect nonchalant de John face à Margaret, son regard si expressif… mmmm, ça sent légèrement l’obsession, mon affaire…

 

DVDNorth and South, BBC, 2006

Avec Richard Armitage, Daniela Denby-Ashe, Brendan Coyle et Sinead Cusak… À voir absolument !

 





Pour le plaisir, quelques photos supplémentaires ?


guess where I've been guess where I've been-M

 Higgins and bessie

 

Look back

Snow-white


(crédit photos : http://www.richardarmitageonline.com/index.html)

Par Pimpi - Publié dans : Classiques d'hier
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